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RDC: le Président Tshisekedi annonce l’organisation d’un dialogue national

Kinshasa, 17 juil 2026 (AFP) – Le Président de la RDC Félix Tshisekedi a annoncé l’organisation d’un dialogue national longtemps réclamé par l’opposition, qui l’accuse de vouloir se maintenir au pouvoir, a déclaré vendredi la présidence congolaise sur X. Président depuis 2019 de la République démocratique du Congo (RDC), vaste pays d’Afrique centrale déchiré par des conflits, M. Tshisekedi, 63 ans, arrive au terme de son second mandat fin 2028. La Constitution congolaise place la limite à deux quinquennats. La majorité présidentielle soutient une proposition de loi controversée prévoyant un référendum qui porterait sur une révision de la Constitution, et ouvrirait potentiellement la voie à un troisième mandat au président Félix Tshisekedi. L’opposition, ressortie affaiblie et morcelée de la présidentielle de 2023, remportée haut la main par M. Tshisekedi, a formé mi-mai une coalition pour s’opposer à toute révision de la loi fondamentale du pays. Elle réclame depuis plusieurs mois l’ouverture d’un dialogue national avec le pouvoir incluant notamment les représentants de l’opposition et des principales organisations religieuses de la RDC, particulièrement influentes dans le plus grand pays catholique d’Afrique. Vendredi, le Président Félix Tshisekedi a « annoncé l’organisation d’un dialogue national » destiné à « consolider la cohésion nationale » dans un pays marqué par la résurgence du groupe antigouvernemental M23 qui s’est emparé de vastes pans de territoire dans l’est avec le soutien de Kigali, a déclaré la présidence dans un communiqué posté sur X, sans donner plus de précisions. Cette annonce a été faite à l’issue d’une réunion vendredi entre le chef de l’Etat congolais et les représentants des principales confessions religieuses de la RDC. Les conditions de ce dialogue se « préciseront chemin faisant », a déclaré le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et membre de la délégation, dans une déclaration diffusée à la télévision nationale vendredi. Kinshasa s’est longtemps opposée à la tenue d’un dialogue national incluant certains représentants de l’opposition qu’elle accuse de complicité avec le M23. Les représentants de l’opposition politique n’ont pas encore réagi à ce stade. Ils ont réitéré début juillet leur appel à une « marche pacifique » dans la capitale le 22 juillet pour s’opposer à un changement de la Constitution. Un rassemblement de l’opposition à Kinshasa a été réprimé le 12 juin. Plusieurs opposants ont été blessés lors d’affrontements avec des militants pro-gouvernement et la police. Les Nations unies ont condamné la mort d' »au moins un manifestant ».
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