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Guinée: installation de la nouvelle Assemblée nationale

Conakry, 17 juil 2026 (AFP) – La nouvelle Assemblée nationale guinéenne a tenu vendredi sa première session depuis les élections législatives du 31 mai, marquant une nouvelle étape vers le retour à l’ordre constitutionnel depuis un coup d’État en 2021. La mouvance du président Mamadi Doumbouya, qui dirige la Guinée d’une main de fer, et ses partis alliés ont remporté plus de 80% des sièges du Parlement lors des législatives du 31 mai. Ce raz-de-marée électoral était attendu par les observateurs, en l’absence des principaux partis d’opposition comme l’UFDG et le RPG, dissous en mars dernier par le gouvernement et qui avaient appelé au boycott. Réunie au Palais du peuple à Conakry, la nouvelle législature a élu au perchoir Dansa Kourouma, seul candidat à ce poste et ancien président du Conseil national de transition (CNT), l’organe législatif de la junte. Sous sa présidence, le CNT a notamment adopté la nouvelle Constitution que les Guinéens ont approuvée par référendum l’an dernier. Le général Mamadi Doumbouya a été élu président pour un mandat de sept ans le 28 décembre 2025, après avoir pris le pouvoir par la force en septembre 2021 et malgré sa promesse initiale de rendre le pouvoir à des civils au terme d’une période de transition. Ce scrutin présidentiel taillé pour lui s’est tenu sans adversaire d’envergure. Depuis sa prise de pouvoir, plusieurs partis politiques ont été suspendus, les manifestations – interdites depuis 2022 – sont réprimées et de nombreux dirigeants de l’opposition et de la société civile ont été arrêtés, condamnés ou poussés à l’exil. Les disparitions forcées et les enlèvements des voix dissidentes et de leurs proches se sont également multipliés.
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