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Face à la progression d’Ebola, Washington restreint le retour de ses ressortissants de RDC

Washington (États-Unis), 15 juil 2026 (AFP) – Les autorités américaines ont annoncé mercredi mettre en place une mesure pour interdire à leurs ressortissants de rentrer directement de République démocratique du Congo aux Etats-Unis, afin de limiter les risques de progression d’Ebola. Les citoyens américains ayant voyagé dans le pays où l’épidémie fait rage peuvent ainsi se voir refuser d’embarquer sur des vols commerciaux à destination des Etats-Unis s’ils n’ont pas auparavant passé 21 jours en dehors de RDC. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), principale agence sanitaire américaine, ont dit sur le réseau social X travailler avec le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS) « à la mise en oeuvre » de cette procédure nommée « Do Not Board » (« n’embarquez pas »). « Les citoyens américains qui quittent la RDC sont susceptibles de faire l’objet d’une interdiction d’embarquement », ont-ils prévenu, ajoutant qu’ils pouvaient en revanche rentrer aux États-Unis 21 jours après avoir quitté ce pays. Sollicitées par l’AFP, les autorités sanitaires américaines ont précisé que les CDC réalisaient « des contrôles sanitaires auprès des passagers de nationalité américaine quittant la RDC afin de déterminer s’il convient de demander au DHS d’interdire l’embarquement d’un passager en particulier ». Il y a quelques jours, l’ambassade américaine en RDC avait déjà exhorté les citoyens américains à ne se rendre dans le pays « sous aucun prétexte » et les voyageurs non-américains y ayant séjourné étaient déjà empêchés de se rendre directement aux États-Unis. Depuis le début de l’épidémie, les Etats-Unis ont multiplié les mesures, dont certaines décriées comme un projet de centre de quarantaine au Kenya, aujourd’hui suspendu, pour éviter le rapatriement de cas d’Ebola sur leur sol. Plus de 2.000 cas et 754 décès ont été recensés depuis le début de l’épidémie en République démocratique du Congo, ont fait savoir mercredi les autorités sanitaires congolaises, et la maladie se propage à « un rythme sans précédent », selon l’ONG Médecins sans frontières (MSF). Il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement reconnu pour le variant Bundibugyo impliqué dans cette épidémie, mais le premier essai clinique visant à évaluer l’efficacité d’un antiviral ont commencé mardi, a annoncé l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
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