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Afrique: l’Allemagne veut nouer de nouveaux partenariats économiques
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Biaka Tedang Djoret Statisticien-économiste, citoyen tchadien, Auteur de SANS ARMES, de la statistique à la lutte citoyenne Co-auteur de POUR UN TCHAD NOUVEAU, livre blanc de la diaspora tchadienne contact@djoret-biakatedang.com | www.djoret-biakatedang.com Le 21 juillet 2026 À Son Excellence Monsieur le Président de la Commission de l’Union africaine Addis-Abeba – Éthiopie Objet : Processus de réconciliation nationale au Tchad — demande d’accompagnement conforme aux instruments de l’Union, désignation de sages au comité de sélection, et état du Fonds fiduciaire de l’affaire Habré. Monsieur le Président, Je vous écris en citoyen tchadien, sans mandat d’aucun parti ni d’aucun gouvernement — un citoyen sans armes, qui écrit sans haine. Mon pays s’apprête à ouvrir un processus de réconciliation nationale et de justice transitionnelle, issu de l’Accord de Doha et du Dialogue national inclusif et souverain (DNIS) de 2022. Un procéssus qui rentre dans le registre d’une justice transitionnelle offerte dont la pièce maîtresse sera une loi créant une commission Vérité. Ce moment peut être historique pour mon pays. Il peut aussi rejoindre la longue liste de nos processus inaboutis. La différence tiendra aux conditions — et c’est à leur sujet que je sollicite l’Union Africaine. Je joins à la présente des documents publics : un registre citoyen des engagements non exécutés, dont chaque ligne est sourcée ; une doctrine citoyenne, articulée avec les douze exigences formulées par près de trente organisations de la société civile tchadienne ; et une note d’architecture pour la loi à venir. Trois faits, parmi d’autres, y sont documentés : le Dialogue national de 2022 avait fixé le mandat présidentiel à « cinq ans renouvelable une seule fois, sans possibilité de révision constitutionnelle » — ce verrou, inscrit dans la Constitution de 2023 adoptée par référendum, a été supprimé par voie parlementaire en 2025 ; le même Dialogue avait exigé un mécanisme de suivi « de manière immédiate » — le Cadre indépendant institué à cet effet a été dissous par décret n° 2211/PR/2025 du 16 septembre 2025 ; et les indemnisations dues aux victimes du régime Habré, ordonnées par les Chambres africaines extraordinaires créées sous l’égide de l’Union, demeurent partielles, sans calendrier publié. J’ajoute que la démarche citoyenne que je porte a formulé publiquement une offre de sortie encadrée par la vérité et la restitution de l’Etat patrimonialisé, strictement alignée sur la Politique de justice transitionnelle de l’Union : amnistie générale et croisée pour les infractions politiques et d’opinion, gagnée par cinq actes vérifiables de l’État ; clémence conditionnée à la vérité pour les crimes de sang — jamais d’impunité totale pour les crimes contre l’humanité ; règlement par la restitution pour les crimes économiques, chaque avoir restitué abondant le Fonds des réparations. Nous n’attendons pas de l’Union qu’elle parle à notre place; nous lui demandons la cohérence d’un accompagnement auquel le Tchad a librement souscrit : Au titre du Fonds fiduciaire de l’Union pour les réparations de l’affaire Habré : que l’Union Africaine publie l’état de ce Fonds et le calendrier de son opérationnalisation. L’affaire Habré fut une fierté africaine — la première fois qu’un continent jugeait l’un de ses anciens chefs d’État. Que ses victimes attendent encore leurs réparations est une ligne de notre registre qui concerne l’Union elle-même ; permettez-nous, avec respect, de vous la soumettre symétriquement ; Au titre du Conseil de paix et de sécurité : que soient désignés, parmi les figures illustres de la société civile et des autorités traditionnelles et religieuses du continent — dans l’esprit du Groupe des Sages —, des observateurs appelés à siéger, dans la Commission à créer, et à recevoir, en qualité de témoins, les déclarations d’acceptation de principe des mouvements non signataires de l’Accord de Doha ; Au titre de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance : que les organes compétents de l’Union apprécient, à la lumière de la Charte, la conformité de la révision constitutionnelle de 2025 supprimant la limitation des mandats avec les principes d’alternance démocratique et de limitation de la concentration du pouvoir ; Au titre de la Politique de justice transitionnelle de l’Union (2019) : que tout accompagnement du processus tchadien soit adossé aux standards que l’Union s’est donnés — mécanismes indépendants, approche centrée sur les victimes, garanties de non-répétition —, y compris les verrous détaillés dans la note jointe, le dépôt-miroir des archives et du rapport final auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples et le calendrier parallèle de réformes engagées pendant le processus ainsi qu’un appui conséquent aux organisations de la société civile et aux associations des victimes ; Au titre de l’accompagnement sécuritaire : que l’appui international aux forces tchadiennes ne renforce plus uniquement leurs capacités opérationnelles. Des travaux indépendants — du rapport n° 298 d’International Crisis Group (2021) à l’étude de l’Institut Egmont (2025) — décrivent une institution structurée par des lignes de fracture communautaires, des inégalités de traitement et des circuits de loyauté personnelle. L’accompagnement devrait soutenir aussi la représentativité, la professionnalisation, la discipline, la redevabilité, le contrôle parlementaire et la prévention des abus : une armée efficace à l’extérieur mais contestée à l’intérieur – parce que sources de conflits et de violence – ne peut pas être durablement un facteur de stabilité régionale ; Au titre du recouvrement des avoirs : que l’Union et ses partenaires appuient la coopération internationale nécessaire au volet économique de la justice transitionnelle tchadienne — entraide judiciaire, initiative StAR, registres des bénéficiaires effectifs — afin que l’argent restitué revienne au Fonds des réparations ; Au titre du suivi et de l’écoute : que l’Union appuie la recréation d’un cadre indépendant de suivi des engagements, protégé par la loi ; qu’elle désigne en son sein un point focal chargé de suivre le processus tchadien, en lien avec la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ; et qu’un canal formel d’écoute des victimes et de la société civile tchadienne soit ouvert auprès de ses services compétents. Monsieur le Président, L’Union Africaine a, avec la crise tchadienne, une histoire particulière — chacun s’en souvient, et l’Union Africaine sait mieux que quiconque ce qu’il en a coûté, jusque dans ses propres rangs, de défendre l’esprit du dialogue au Tchad. Je ne convoque pas ce souvenir pour raviver une querelle, mais pour souligner une opportunité : le processus qui s’ouvre offre à l’UA l’occasion d’écrire, au Tchad précisément, une autre page — celle d’un accompagnement exigeant, fidèle à ses propres textes, dont les victimes seraient les premières bénéficiaires. Le Tchad n’a pas besoin qu’on parle à sa place. Il a besoin que ceux qui l’accompagnent lisent ce qu’il a signé — et l’aident à s’y tenir. C’est toute ma demande. Je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la Commission, l’expression de ma très haute considération. Biaka Tedang Djoret Pièces jointes : Registre des engagements non exécutés ; La bataille des conditions: doctrine citoyenne de la justice transitionnelle ; Tableau de correspondance des 12 exigences et des 10 verrous ; Architecture citoyenne de la loi CVPRR ; Série des quatre articles. Copies : Secrétaire général des Nations Unies ; Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ; PNUD ; Bureau d’appui à la consolidation de la paix (PBSO/PBF) ; Union européenne ; Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), en sa qualité de garant de l’accord de Kinshasa ; Organisation internationale de la Francophonie ; Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ; Human Rights Watch ; Amnesty International ; International Crisis Group ; Institut d’études de sécurité..⏱ Temps de lecture estimé : 7 minutes
Biaka Tedang Djoret
Statisticien-économiste, citoyen tchadien,
Auteur de SANS ARMES, de la statistique à la lutte citoyenne
Co-auteur de POUR UN TCHAD NOUVEAU, livre blanc de la diaspora tchadienne
contact@djoret-biakatedang.com | www.djoret-biakatedang.com
Le 21 juillet 2026
À Son Excellence Monsieur le Président de la Commission de l’Union africaine
Addis-Abeba – Éthiopie
Objet : Processus de réconciliation nationale au Tchad — demande d’accompagnement conforme aux instruments de l’Union, désignation de sages au comité de sélection, et état du Fonds fiduciaire de l’affaire Habré.
Monsieur le Président,
Je vous écris en citoyen tchadien, sans mandat d’aucun parti ni d’aucun gouvernement — un citoyen sans armes, qui écrit sans haine. Mon pays s’apprête à ouvrir un processus de réconciliation nationale et de justice transitionnelle, issu de l’Accord de Doha et du Dialogue national inclusif et souverain (DNIS) de 2022. Un procéssus qui rentre dans le registre d’une justice transitionnelle offerte dont la pièce maîtresse sera une loi créant une commission Vérité. Ce moment peut être historique pour mon pays. Il peut aussi rejoindre la longue liste de nos processus inaboutis. La différence tiendra aux conditions — et c’est à leur sujet que je sollicite l’Union Africaine.
Je joins à la présente des documents publics : un registre citoyen des engagements non exécutés, dont chaque ligne est sourcée ; une doctrine citoyenne, articulée avec les douze exigences formulées par près de trente organisations de la société civile tchadienne ; et une note d’architecture pour la loi à venir. Trois faits, parmi d’autres, y sont documentés : le Dialogue national de 2022 avait fixé le mandat présidentiel à « cinq ans renouvelable une seule fois, sans possibilité de révision constitutionnelle » — ce verrou, inscrit dans la Constitution de 2023 adoptée par référendum, a été supprimé par voie parlementaire en 2025 ; le même Dialogue avait exigé un mécanisme de suivi « de manière immédiate » — le Cadre indépendant institué à cet effet a été dissous par décret n° 2211/PR/2025 du 16 septembre 2025 ; et les indemnisations dues aux victimes du régime Habré, ordonnées par les Chambres africaines extraordinaires créées sous l’égide de l’Union, demeurent partielles, sans calendrier publié.
J’ajoute que la démarche citoyenne que je porte a formulé publiquement une offre de sortie encadrée par la vérité et la restitution de l’Etat patrimonialisé, strictement alignée sur la Politique de justice transitionnelle de l’Union : amnistie générale et croisée pour les infractions politiques et d’opinion, gagnée par cinq actes vérifiables de l’État ; clémence conditionnée à la vérité pour les crimes de sang — jamais d’impunité totale pour les crimes contre l’humanité ; règlement par la restitution pour les crimes économiques, chaque avoir restitué abondant le Fonds des réparations. Nous n’attendons pas de l’Union qu’elle parle à notre place; nous lui demandons la cohérence d’un accompagnement auquel le Tchad a librement souscrit :
Monsieur le Président,
L’Union Africaine a, avec la crise tchadienne, une histoire particulière — chacun s’en souvient, et l’Union Africaine sait mieux que quiconque ce qu’il en a coûté, jusque dans ses propres rangs, de défendre l’esprit du dialogue au Tchad. Je ne convoque pas ce souvenir pour raviver une querelle, mais pour souligner une opportunité : le processus qui s’ouvre offre à l’UA l’occasion d’écrire, au Tchad précisément, une autre page — celle d’un accompagnement exigeant, fidèle à ses propres textes, dont les victimes seraient les premières bénéficiaires.
Le Tchad n’a pas besoin qu’on parle à sa place. Il a besoin que ceux qui l’accompagnent lisent ce qu’il a signé — et l’aident à s’y tenir. C’est toute ma demande.
Je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la Commission, l’expression de ma très haute considération.
Biaka Tedang Djoret
Pièces jointes : Registre des engagements non exécutés ; La bataille des conditions: doctrine citoyenne de la justice transitionnelle ; Tableau de correspondance des 12 exigences et des 10 verrous ; Architecture citoyenne de la loi CVPRR ; Série des quatre articles.
Copies : Secrétaire général des Nations Unies ; Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme ; PNUD ; Bureau d’appui à la consolidation de la paix (PBSO/PBF) ; Union européenne ; Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), en sa qualité de garant de l’accord de Kinshasa ; Organisation internationale de la Francophonie ; Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ; Human Rights Watch ; Amnesty International ; International Crisis Group ; Institut d’études de sécurité.
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