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Football et géopolitique

Football et géopolitique. Article écrit par Éric Topona. Publié le 27 juillet 2026à 08h00

⏱ Temps de lecture estimé : 4 minutes

Rarement depuis sa création, la Coupe du monde FIFA n’aura été autant traversée par les enjeux géopolitiques mondiaux. À l’instar de la récente édition qui a connu son apothéose ce 19 juillet 2026 avec le triomphe de l’Espagne qui s’est hissée pour une deuxième fois sur le toit de la planète football. Éric Topona.. Si l’édition 2026 aura été coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, il n’en demeure pas moins que c’est au pays de Donald Trump que se sont déroulés les deux tiers des rencontres. S’agissant précisément du principal pays hôte, à savoir les États-Unis, le monde entier conserve en mémoire sa volonté affichée, à peine réélu, de redessiner la carte du Mexique à l’avantage des États-Unis et de faire du Canada le 51ᵉ État de son pays. Certes cette Coupe du monde aura été décidée bien avant la réélection de Donald Trump. Cependant, ses velléités d’annexion de ses deux voisins auront douché leur enthousiasme lorsque cette édition fut attribuée à ces trois pays. Mais au-delà du continent américain, cette Coupe du monde s’est tenue dans un contexte global inédit à l’échelle planétaire. Le principal pays organisateur, les États-Unis, est en guerre contre l’un des pays qualifiés pour les phases finales, l’Iran. Et le pays de l’Oncle Sam ne sera pas privé d’imposer à l’Iran des restrictions sur lesquelles la FIFA n’avait mot à dire. Ainsi, les Iraniens se virent interdire de séjourner plus de 24 h sur le sol des États-Unis, même après un match de football. C’est au Mexique qu’ils durent établir leur base arrière. Aucune autre équipe n’a compéti dans des conditions aussi humiliantes et frustrantes et incompatibles avec les lois du sport. Comme si Trump voulait s’offrir sur un terrain de football la victoire qu’il espère toujours avoir sur l’Iran par les armes. En plus des refus de visas auxquels s’est heurté le personnel d’encadrement iranien, c’est dire que pour l’Iran, la coupe était pleine. Et s’agissant des visas, cette Coupe du monde aura été la plus restrictive en termes d’autorisations d’entrée dans le pays hôte. Outre les nombreux supporters africains réduits à soutenir leurs équipes devant leurs postes de télévision et dans leurs pays d’origine, l’Afrique tout entière fut indignée de voir le meilleur arbitre du continent, le Somalien Abdulkadir Artan (désigné meilleur arbitre africain masculin en 2025), interdit d’entrée aux États-Unis, car suspecté de sympathies avec une mouvance terroriste dans son pays. Un comble ! Mais le comble aura été atteint lorsque Donald Trump, comme cet éléphant dans un magasin de porcelaine qu’il a toujours été, appellera directement de son téléphone le patron de la FIFA, Gianni Infantino, pour dispenser le meilleur buteur de la sélection américaine des conséquences suspensives d’un carton rouge ! Du jamais vu ! L’information, révélée par le très sérieux New York Times, le président de la FIFA n’avait d’autre choix que de reconnaître les faits, quitte à se confondre en explications scabreuses. Depuis des décennies, la géopolitique s’est déplacée sur le terrain du football. Mais à l’occasion de cette Coupe du monde FIFA 2026, force est de reconnaître que la géopolitique a dicté ses règles au monde du football..

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Rarement depuis sa création, la Coupe du monde FIFA n’aura été autant traversée par les enjeux géopolitiques mondiaux. À l’instar de la récente édition qui a connu son apothéose ce 19 juillet 2026 avec le triomphe de l’Espagne qui s’est hissée pour une deuxième fois sur le toit de la planète football. Éric Topona.

Si l’édition 2026 aura été coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, il n’en demeure pas moins que c’est au pays de Donald Trump que se sont déroulés les deux tiers des rencontres. S’agissant précisément du principal pays hôte, à savoir les États-Unis, le monde entier conserve en mémoire sa volonté affichée, à peine réélu, de redessiner la carte du Mexique à l’avantage des États-Unis et de faire du Canada le 51ᵉ État de son pays. Certes cette Coupe du monde aura été décidée bien avant la réélection de Donald Trump. Cependant, ses velléités d’annexion de ses deux voisins auront douché leur enthousiasme lorsque cette édition fut attribuée à ces trois pays.

Mais au-delà du continent américain, cette Coupe du monde s’est tenue dans un contexte global inédit à l’échelle planétaire. Le principal pays organisateur, les États-Unis, est en guerre contre l’un des pays qualifiés pour les phases finales, l’Iran. Et le pays de l’Oncle Sam ne sera pas privé d’imposer à l’Iran des restrictions sur lesquelles la FIFA n’avait mot à dire. Ainsi, les Iraniens se virent interdire de séjourner plus de 24 h sur le sol des États-Unis, même après un match de football. C’est au Mexique qu’ils durent établir leur base arrière. Aucune autre équipe n’a compéti dans des conditions aussi humiliantes et frustrantes et incompatibles avec les lois du sport. Comme si Trump voulait s’offrir sur un terrain de football la victoire qu’il espère toujours avoir sur l’Iran par les armes. En plus des refus de visas auxquels s’est heurté le personnel d’encadrement iranien, c’est dire que pour l’Iran, la coupe était pleine.

Et s’agissant des visas, cette Coupe du monde aura été la plus restrictive en termes d’autorisations d’entrée dans le pays hôte. Outre les nombreux supporters africains réduits à soutenir leurs équipes devant leurs postes de télévision et dans leurs pays d’origine, l’Afrique tout entière fut indignée de voir le meilleur arbitre du continent, le Somalien Abdulkadir Artan (désigné meilleur arbitre africain masculin en 2025), interdit d’entrée aux États-Unis, car suspecté de sympathies avec une mouvance terroriste dans son pays. Un comble !

Mais le comble aura été atteint lorsque Donald Trump, comme cet éléphant dans un magasin de porcelaine qu’il a toujours été, appellera directement de son téléphone le patron de la FIFA, Gianni Infantino, pour dispenser le meilleur buteur de la sélection américaine des conséquences suspensives d’un carton rouge ! Du jamais vu ! L’information, révélée par le très sérieux New York Times, le président de la FIFA n’avait d’autre choix que de reconnaître les faits, quitte à se confondre en explications scabreuses.

Depuis des décennies, la géopolitique s’est déplacée sur le terrain du football. Mais à l’occasion de cette Coupe du monde FIFA 2026, force est de reconnaître que la géopolitique a dicté ses règles au monde du football.

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