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Togo : des organisations politiques dénoncent des menaces contre le journaliste Ferdinand Ayité

Togo : des organisations politiques dénoncent des menaces contre le journaliste Ferdinand Ayité. Article écrit par Éric Ngarlem Toldé. Publié le 4 septembre 2026à 12h20

⏱ Temps de lecture estimé : 4 minutes

En exil à Paris, le journaliste d’investigation Ferdinand Ayité affirme faire face à de nouvelles menaces. Plusieurs organisations politiques togolaises montent au créneau et interpellent à la fois les autorités de Lomé et les pays d’accueil des opposants et activistes togolais... La situation de Ferdinand Ayité ravive une nouvelle vague d’inquiétude au sein de l’opposition togolaise. Dans un communiqué conjoint publié le 3 septembre 2026 à Lomé, plusieurs organisations politiques dénoncent ce qu’elles présentent comme une « persistante persécution » visant le journaliste d’investigation, actuellement en exil en France. À l’origine de cette nouvelle alerte, un live diffusé le 1ᵉʳ septembre sur les réseaux sociaux au cours duquel Ferdinand Ayité aurait de nouveau fait état de risques pesant sur sa vie depuis Paris. Selon les signataires, cette intervention s’inscrit dans une série de signaux d’alerte lancés précédemment par le journaliste. Les organisations signataires, la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et « Touche Pas À Ma Constitution », apportent leur « soutien total » au journaliste et dénoncent les menaces visant, selon elles, les défenseurs de la liberté de la presse, des droits humains et des libertés publiques. Les pays d’accueil interpellés Au-delà du cas Ferdinand Ayité, le communiqué élargit son alerte à plusieurs activistes togolais vivant en exil. Les signataires citent notamment le blogueur Zaga Bambo, qui, comme d’autres militants, continue d’animer des lives et des panels depuis l’étranger malgré, selon eux, des menaces et intimidations répétées, y compris des appels provenant du Togo. Les organisations demandent également aux pays accueillant ces exilés de renforcer leur protection. La France, où réside Ferdinand Ayité, mais aussi le Ghana, le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont directement interpellés. Les signataires invoquent la Convention de Genève de 1951 et appellent ces États à prendre « toutes les mesures nécessaires » pour garantir la sécurité physique et morale des réfugiés politiques togolais. Un journaliste déjà sous pression Pour les signataires, les inquiétudes autour de Ferdinand Ayité ne sont pas nouvelles. Le journaliste, lauréat du Prix international de la liberté de la presse 2023 du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), fait depuis plusieurs années l’objet de menaces et de harcèlements, selon le communiqué. Ses investigations consacrées notamment aux dérives du pouvoir togolais lui auraient valu un passage en détention à Lomé. Les organisations rappellent également que son confrère Joël Egah, détenu avec lui, est décédé peu après leur libération. Elles affirment que la perspective d’une nouvelle arrestation avait alors contraint Ferdinand Ayité à prendre le chemin de l’exil. « Nous les tiendrons pour responsables » Le ton monte d’un cran dans les dernières lignes du communiqué. Les organisations demandent aux autorités togolaises de renoncer à ce qu’elles qualifient de « pratiques françafricaines d’un autre temps ». Elles préviennent surtout qu’elles tiendront les autorités togolaises pour responsables si Ferdinand Ayité ou l’un des autres activistes ciblés venait à subir une atteinte à son intégrité physique ou à sa santé mentale. Derrière cette sortie politique se dessine donc une inquiétude plus large : celle de la capacité des journalistes et militants togolais exilés à continuer leur travail de dénonciation sans devenir, même à des milliers de kilomètres de Lomé, la cible de nouvelles pressions. Le communiqué est signé par Thomas Kokou Nsoukpoé, superviseur général de la DMK, Sambiri Targone, coordonnateur de la DMP, Tchagnaou Ouro-Akpo, président de la LDP, et Nathaniel Olympio, premier porte-parole de « Touche Pas À Ma Constitution »..

⏱ Temps de lecture estimé : 4 minutes

En exil à Paris, le journaliste d’investigation Ferdinand Ayité affirme faire face à de nouvelles menaces. Plusieurs organisations politiques togolaises montent au créneau et interpellent à la fois les autorités de Lomé et les pays d’accueil des opposants et activistes togolais..

La situation de Ferdinand Ayité ravive une nouvelle vague d’inquiétude au sein de l’opposition togolaise. Dans un communiqué conjoint publié le 3 septembre 2026 à Lomé, plusieurs organisations politiques dénoncent ce qu’elles présentent comme une « persistante persécution » visant le journaliste d’investigation, actuellement en exil en France.

À l’origine de cette nouvelle alerte, un live diffusé le 1ᵉʳ septembre sur les réseaux sociaux au cours duquel Ferdinand Ayité aurait de nouveau fait état de risques pesant sur sa vie depuis Paris. Selon les signataires, cette intervention s’inscrit dans une série de signaux d’alerte lancés précédemment par le journaliste.

Les organisations signataires, la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et « Touche Pas À Ma Constitution », apportent leur « soutien total » au journaliste et dénoncent les menaces visant, selon elles, les défenseurs de la liberté de la presse, des droits humains et des libertés publiques.

Les pays d’accueil interpellés

Au-delà du cas Ferdinand Ayité, le communiqué élargit son alerte à plusieurs activistes togolais vivant en exil. Les signataires citent notamment le blogueur Zaga Bambo, qui, comme d’autres militants, continue d’animer des lives et des panels depuis l’étranger malgré, selon eux, des menaces et intimidations répétées, y compris des appels provenant du Togo.

Les organisations demandent également aux pays accueillant ces exilés de renforcer leur protection. La France, où réside Ferdinand Ayité, mais aussi le Ghana, le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont directement interpellés. Les signataires invoquent la Convention de Genève de 1951 et appellent ces États à prendre « toutes les mesures nécessaires » pour garantir la sécurité physique et morale des réfugiés politiques togolais.

Un journaliste déjà sous pression

Pour les signataires, les inquiétudes autour de Ferdinand Ayité ne sont pas nouvelles. Le journaliste, lauréat du Prix international de la liberté de la presse 2023 du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), fait depuis plusieurs années l’objet de menaces et de harcèlements, selon le communiqué.

Ses investigations consacrées notamment aux dérives du pouvoir togolais lui auraient valu un passage en détention à Lomé. Les organisations rappellent également que son confrère Joël Egah, détenu avec lui, est décédé peu après leur libération. Elles affirment que la perspective d’une nouvelle arrestation avait alors contraint Ferdinand Ayité à prendre le chemin de l’exil.

« Nous les tiendrons pour responsables »

Le ton monte d’un cran dans les dernières lignes du communiqué. Les organisations demandent aux autorités togolaises de renoncer à ce qu’elles qualifient de « pratiques françafricaines d’un autre temps ».

Elles préviennent surtout qu’elles tiendront les autorités togolaises pour responsables si Ferdinand Ayité ou l’un des autres activistes ciblés venait à subir une atteinte à son intégrité physique ou à sa santé mentale.

Derrière cette sortie politique se dessine donc une inquiétude plus large : celle de la capacité des journalistes et militants togolais exilés à continuer leur travail de dénonciation sans devenir, même à des milliers de kilomètres de Lomé, la cible de nouvelles pressions.

Le communiqué est signé par Thomas Kokou Nsoukpoé, superviseur général de la DMK, Sambiri Targone, coordonnateur de la DMP, Tchagnaou Ouro-Akpo, président de la LDP, et Nathaniel Olympio, premier porte-parole de « Touche Pas À Ma Constitution ».

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