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Dans une vidéo solennelle de six minutes enregistrée face caméra, le capitaine Roger Gabriel, commandant de compagnie au 1ᵉʳ bataillon parachutiste du Niger, livre sa version des événements dramatiques survenus dans la nuit du 28 au 29 août 2026 à Niamey. Entre appels au renfort d'unités insurgées, sollicitations de la famille de l'ancien président Bazoum et pressions d'intermédiaires internationaux, récit détaillé d'une nuit sous haute tension.. C’est une prise de parole méthodique, au ton calme et institutionnel, mais dont le contenu fait l’effet d’une onde de choc. En tenue militaire, le capitaine Roger Gabriel, 31 ans, titulaire d’un master en relations internationales et commandant de compagnie au 1ᵉʳ bataillon parachutiste résidant au camp Bagazi, s’est exprimé dans une déclaration face caméra pour revenir sur son rôle et les contacts qu’il a reçus lors de l’attaque commise à la base 101 de Niamey à la fin du mois d’août. Afin de couper court aux rumeurs, l’officier a d’emblée tenu à clarifier sa position : il n’a en aucun cas participé à l’assaut initial. Réveillé en sursaut à son domicile par la déflagration des tirs, sa première réaction a été de rendre compte à sa hiérarchie, pensant alors à une incursion terroriste. « Nous avons repoussé de manière réfléchie toutes les demandes de renfort » Mandaté dans un premier temps pour sécuriser le camp Bagazi puis le « deuxième pont » de la capitale, le capitaine Gabriel décrit une situation extrêmement confuse sur le terrain. Très vite, ses unités croisent la Garde présidentielle en mouvement vers la base aérienne. Après un échange avec le capitaine Mekibi, qui se trouvait aux côtés du général Hibro, le bataillon parachutiste reçoit l’ordre strict de « tenir fermement le deuxième pont » en attendant les éléments de la Garde nationale. C’est alors que la nature réelle des affrontements se précise : il ne s’agit pas d’une attaque djihadiste, mais d’un affrontement direct entre des éléments insurgés du BSR-COS et la Garde présidentielle. Contacté à plusieurs reprises pendant la nuit par des officiers du BSR-COS (notamment les capitaines Kader, Nasser Neïssa, Abdoul Fatah et le commandant Mahati) qui demandaient d’urgence des renforts face au feu, le capitaine Gabriel explique avoir décliné : « À partir du moment où le commandant de bataillon nous a confirmé qu’il s’agissait d’un affrontement fratricide […], nous avons repoussé, de manière réfléchie, toutes les propositions du BSR-COS visant à obtenir notre renfort. » Un engrenage diplomatique et des appels de l’étranger Au-delà des mouvements de troupes sur le sol nigérien, ce sont les coulisses téléphoniques dévoilées par le capitaine qui suscitent le plus d’interrogations. Dès le début de la matinée, l’officier dit avoir reçu un appel d’un homologue tchadien, le colonel Hassan Adoum, qui l’aurait informé qu’une « intervention était en cours », pilotée par les autorités tchadiennes et les forces spéciales françaises en soutien aux éléments ayant pris la base 101. Quelques instants plus tard, le capitaine affirme avoir été directement sollicité par des membres de la famille de l’ancien président Mohamed Bazoum, citant notamment « Zazia et Salim ». Selon ses propos, ces derniers s’enquéraient de la situation et affirmaient que plusieurs partenaires régionaux et internationaux se préparaient à appuyer l’opération. L’officier évoque le nom du président béninois, qui aurait mis en place une cellule de crise, tout en mentionnant un éventuel soutien de la Côte d’Ivoire, de la CEDEAO et des forces spéciales françaises. Un canal de communication sous surveillance Pour appuyer son récit, le capitaine Roger Gabriel énumère une cascade de sollicitations provenant de numéros enregistrés en France, à Dubaï et en Belgique, auxquels il affirme n’avoir pas répondu. Il mentionne également avoir reçu sur WhatsApp des messages d’un certain Hamid Ngade et du colonel Seydina assurant que les « partenaires français » étaient prêts à intervenir pour soutenir la base 101, ainsi qu’un message attribué au chef d’état-major de l’armée de l’air du Tchad. Le capitaine conclut sa déclaration en précisant que l’ensemble de ces appels, messages et faits ont été consignés et formellement transmis sous forme de compte rendu à la hiérarchie militaire du Niger. Note de la rédaction : Les affirmations présentées dans cet article sont basées sur la déclaration enregistrée du capitaine Roger Gabriel et font l’objet d’investigations complémentaires auprès des autorités et chancelleries concernées..⏱ Temps de lecture estimé : 5 minutes
C’est une prise de parole méthodique, au ton calme et institutionnel, mais dont le contenu fait l’effet d’une onde de choc. En tenue militaire, le capitaine Roger Gabriel, 31 ans, titulaire d’un master en relations internationales et commandant de compagnie au 1ᵉʳ bataillon parachutiste résidant au camp Bagazi, s’est exprimé dans une déclaration face caméra pour revenir sur son rôle et les contacts qu’il a reçus lors de l’attaque commise à la base 101 de Niamey à la fin du mois d’août.
Afin de couper court aux rumeurs, l’officier a d’emblée tenu à clarifier sa position : il n’a en aucun cas participé à l’assaut initial. Réveillé en sursaut à son domicile par la déflagration des tirs, sa première réaction a été de rendre compte à sa hiérarchie, pensant alors à une incursion terroriste.
« Nous avons repoussé de manière réfléchie toutes les demandes de renfort »
Mandaté dans un premier temps pour sécuriser le camp Bagazi puis le « deuxième pont » de la capitale, le capitaine Gabriel décrit une situation extrêmement confuse sur le terrain. Très vite, ses unités croisent la Garde présidentielle en mouvement vers la base aérienne. Après un échange avec le capitaine Mekibi, qui se trouvait aux côtés du général Hibro, le bataillon parachutiste reçoit l’ordre strict de « tenir fermement le deuxième pont » en attendant les éléments de la Garde nationale.
C’est alors que la nature réelle des affrontements se précise : il ne s’agit pas d’une attaque djihadiste, mais d’un affrontement direct entre des éléments insurgés du BSR-COS et la Garde présidentielle.
Contacté à plusieurs reprises pendant la nuit par des officiers du BSR-COS (notamment les capitaines Kader, Nasser Neïssa, Abdoul Fatah et le commandant Mahati) qui demandaient d’urgence des renforts face au feu, le capitaine Gabriel explique avoir décliné : « À partir du moment où le commandant de bataillon nous a confirmé qu’il s’agissait d’un affrontement fratricide […], nous avons repoussé, de manière réfléchie, toutes les propositions du BSR-COS visant à obtenir notre renfort. »
Un engrenage diplomatique et des appels de l’étranger
Au-delà des mouvements de troupes sur le sol nigérien, ce sont les coulisses téléphoniques dévoilées par le capitaine qui suscitent le plus d’interrogations. Dès le début de la matinée, l’officier dit avoir reçu un appel d’un homologue tchadien, le colonel Hassan Adoum, qui l’aurait informé qu’une « intervention était en cours », pilotée par les autorités tchadiennes et les forces spéciales françaises en soutien aux éléments ayant pris la base 101.
Quelques instants plus tard, le capitaine affirme avoir été directement sollicité par des membres de la famille de l’ancien président Mohamed Bazoum, citant notamment « Zazia et Salim ». Selon ses propos, ces derniers s’enquéraient de la situation et affirmaient que plusieurs partenaires régionaux et internationaux se préparaient à appuyer l’opération. L’officier évoque le nom du président béninois, qui aurait mis en place une cellule de crise, tout en mentionnant un éventuel soutien de la Côte d’Ivoire, de la CEDEAO et des forces spéciales françaises.
Un canal de communication sous surveillance
Pour appuyer son récit, le capitaine Roger Gabriel énumère une cascade de sollicitations provenant de numéros enregistrés en France, à Dubaï et en Belgique, auxquels il affirme n’avoir pas répondu. Il mentionne également avoir reçu sur WhatsApp des messages d’un certain Hamid Ngade et du colonel Seydina assurant que les « partenaires français » étaient prêts à intervenir pour soutenir la base 101, ainsi qu’un message attribué au chef d’état-major de l’armée de l’air du Tchad.
Le capitaine conclut sa déclaration en précisant que l’ensemble de ces appels, messages et faits ont été consignés et formellement transmis sous forme de compte rendu à la hiérarchie militaire du Niger.
Note de la rédaction : Les affirmations présentées dans cet article sont basées sur la déclaration enregistrée du capitaine Roger Gabriel et font l’objet d’investigations complémentaires auprès des autorités et chancelleries concernées.
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