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Tchad : le procès d’Abdoulaye Miskine encore renvoyé, la défense exige désormais que les débats avancent

Tchad : le procès d’Abdoulaye Miskine encore renvoyé, la défense exige désormais que les débats avancent. Article écrit par Éric Ngarlem Toldé. Publié le 28 août 2026à 18h57

⏱ Temps de lecture estimé : 5 minutes

Le procès de Martin Koumtamadji, plus connu sous le nom de général Abdoulaye Miskine, connaît un nouveau contretemps devant la justice tchadienne. Alors que l’audience avait repris jeudi 27 août, plusieurs heures après l’heure initialement annoncée, les débats ont finalement été renvoyés au lundi 31 août à 9 heures. Par Éric Ngarlem Toldé.. Cette fois, la défense entend mettre un terme à la succession des reports. Son avocat, Me Benjamin Mamgodibaye, affirme avoir obtenu un renvoi ferme : si les parties civiles ne sont pas présentes à la prochaine audience, les débats devront néanmoins se poursuivre. La défense veut éviter un nouveau blocage. À l’issue de l’audience du 27 août, la question de la présence des parties civiles s’est une nouvelle fois retrouvée au cœur des discussions. Pour la défense, il ne serait plus question de laisser cette difficulté empêcher indéfiniment l’examen du dossier. Me Benjamin Mamgodibaye explique avoir sollicité un renvoi qui permette aux différentes parties concernées de se présenter à l’audience du lundi. Mais contrairement aux précédents reports, celui-ci devrait, selon l’avocat, constituer une dernière étape avant la poursuite effective des débats. La position de la défense est claire : l’absence éventuelle des parties civiles ne devrait plus entraîner automatiquement une nouvelle suspension de l’audience. « Lundi, si les parties civiles ne se présentent pas, l’audience va commencer et se poursuivre sans les parties civiles », a déclaré Me Mamgodibaye. Cette précision donne à la prochaine audience une importance particulière. Après plusieurs rendez-vous judiciaires sans véritable avancée substantielle, le lundi 31 août 2026 est désormais présenté comme une échéance susceptible de permettre au tribunal de poursuivre l’examen du dossier, indépendamment des difficultés de déplacement de certaines parties civiles. Un problème déjà rencontré en 2022 La situation actuelle n’est pas totalement nouvelle. La défense rappelle qu’une difficulté similaire s’était déjà posée en 2022, lorsque le procès avait connu un autre report en raison notamment de la présence attendue des parties civiles et des témoins. L’audience du 25 juillet 2022 avait ainsi été renvoyée au 2 août, afin de permettre la mobilisation des personnes appelées à prendre part à la procédure. Quatre ans plus tard, la question logistique demeure donc l’un des principaux obstacles à la tenue effective des audiences. Le problème est particulièrement sensible pour les parties civiles établies en République centrafricaine. Certaines d’entre elles résident dans des localités éloignées, notamment Batangafo et Kabo, selon les éléments exposés par l’avocat de la défense. Leur déplacement jusqu’au Tchad représente une contrainte qui dépasse le simple cadre judiciaire. Distance, moyens de transport, conditions de déplacement et organisation pratique sont autant de paramètres susceptibles de compliquer leur présence à l’audience. Des parties civiles prises dans une équation logistique complexe La justice doit ainsi composer avec une procédure dont certains protagonistes se trouvent de part et d’autre d’une frontière. Cette configuration rend la mobilisation des parties civiles plus délicate et contribue à expliquer, au moins en partie, les difficultés rencontrées au fil de la procédure. Pour la défense, toutefois, ces contraintes ne peuvent justifier des reports indéfinis. Le droit des parties civiles à participer au procès doit être préservé, mais l’examen judiciaire du dossier doit également pouvoir progresser. C’est précisément pour cette raison que Me Mamgodibaye dit avoir obtenu un renvoi ferme. L’objectif est désormais de permettre aux parties civiles de comparaître si elles le peuvent, sans pour autant faire de leur absence un motif automatique de suspension des débats. Le rendez-vous du 31 août à 9 heures apparaît donc comme une échéance importante pour la suite du procès. Un dossier judiciaire particulièrement sensible Martin Koumtamadji, alias Abdoulaye Miskine, fait l’objet de poursuites devant la justice tchadienne pour plusieurs faits graves. Les accusations portées contre lui sont contestées par l’intéressé et sa défense. Figure connue des conflits armés ayant secoué la République centrafricaine et la région, Abdoulaye Miskine est un protagoniste dont le parcours judiciaire dépasse largement les frontières tchadiennes. Son procès est suivi avec attention en raison de la nature des faits qui lui sont reprochés, mais également du contexte régional dans lequel cette affaire s’inscrit. L’enjeu de la prochaine audience est donc double : permettre aux parties concernées de faire valoir leurs droits tout en évitant que les contraintes matérielles ne paralysent davantage la procédure. Après les différents renvois enregistrés au cours des dernières années, la défense veut désormais voir le tribunal passer à l’étape suivante : celle des débats proprement dits. Le 31 août, une nouvelle étape décisive ? Le prochain rendez-vous judiciaire est fixé. Lundi 31 août à 9 heures, le tribunal devra déterminer si les conditions sont réunies pour poursuivre l’audience. Pour la défense, le principe est désormais posé : la présence des parties civiles reste souhaitable, mais leur éventuelle absence ne devrait plus empêcher la justice de travailler. Cette position pourrait permettre de sortir d’un scénario déjà connu : ouverture tardive, difficultés de mobilisation, demande de renvoi et nouvelle attente. Autrement dit, après plusieurs années de procédure, le dossier doit désormais franchir le cap du calendrier pour entrer pleinement dans celui du débat judiciaire. Reste à savoir si l’audience de lundi permettra effectivement de rompre avec la série des reports. La réponse est désormais attendue à 9 heures, au tribunal..

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Le procès de Martin Koumtamadji, plus connu sous le nom de général Abdoulaye Miskine, connaît un nouveau contretemps devant la justice tchadienne. Alors que l’audience avait repris jeudi 27 août, plusieurs heures après l’heure initialement annoncée, les débats ont finalement été renvoyés au lundi 31 août à 9 heures. Par Éric Ngarlem Toldé.

Cette fois, la défense entend mettre un terme à la succession des reports. Son avocat, Me Benjamin Mamgodibaye, affirme avoir obtenu un renvoi ferme : si les parties civiles ne sont pas présentes à la prochaine audience, les débats devront néanmoins se poursuivre. La défense veut éviter un nouveau blocage.

À l’issue de l’audience du 27 août, la question de la présence des parties civiles s’est une nouvelle fois retrouvée au cœur des discussions. Pour la défense, il ne serait plus question de laisser cette difficulté empêcher indéfiniment l’examen du dossier.

Me Benjamin Mamgodibaye explique avoir sollicité un renvoi qui permette aux différentes parties concernées de se présenter à l’audience du lundi. Mais contrairement aux précédents reports, celui-ci devrait, selon l’avocat, constituer une dernière étape avant la poursuite effective des débats.

La position de la défense est claire : l’absence éventuelle des parties civiles ne devrait plus entraîner automatiquement une nouvelle suspension de l’audience.

« Lundi, si les parties civiles ne se présentent pas, l’audience va commencer et se poursuivre sans les parties civiles », a déclaré Me Mamgodibaye.

Cette précision donne à la prochaine audience une importance particulière. Après plusieurs rendez-vous judiciaires sans véritable avancée substantielle, le lundi 31 août 2026 est désormais présenté comme une échéance susceptible de permettre au tribunal de poursuivre l’examen du dossier, indépendamment des difficultés de déplacement de certaines parties civiles.

Un problème déjà rencontré en 2022

La situation actuelle n’est pas totalement nouvelle. La défense rappelle qu’une difficulté similaire s’était déjà posée en 2022, lorsque le procès avait connu un autre report en raison notamment de la présence attendue des parties civiles et des témoins.

L’audience du 25 juillet 2022 avait ainsi été renvoyée au 2 août, afin de permettre la mobilisation des personnes appelées à prendre part à la procédure.

Quatre ans plus tard, la question logistique demeure donc l’un des principaux obstacles à la tenue effective des audiences.

Le problème est particulièrement sensible pour les parties civiles établies en République centrafricaine. Certaines d’entre elles résident dans des localités éloignées, notamment Batangafo et Kabo, selon les éléments exposés par l’avocat de la défense.

Leur déplacement jusqu’au Tchad représente une contrainte qui dépasse le simple cadre judiciaire. Distance, moyens de transport, conditions de déplacement et organisation pratique sont autant de paramètres susceptibles de compliquer leur présence à l’audience.

Des parties civiles prises dans une équation logistique complexe

La justice doit ainsi composer avec une procédure dont certains protagonistes se trouvent de part et d’autre d’une frontière. Cette configuration rend la mobilisation des parties civiles plus délicate et contribue à expliquer, au moins en partie, les difficultés rencontrées au fil de la procédure.

Pour la défense, toutefois, ces contraintes ne peuvent justifier des reports indéfinis. Le droit des parties civiles à participer au procès doit être préservé, mais l’examen judiciaire du dossier doit également pouvoir progresser.

C’est précisément pour cette raison que Me Mamgodibaye dit avoir obtenu un renvoi ferme. L’objectif est désormais de permettre aux parties civiles de comparaître si elles le peuvent, sans pour autant faire de leur absence un motif automatique de suspension des débats.

Le rendez-vous du 31 août à 9 heures apparaît donc comme une échéance importante pour la suite du procès.

Un dossier judiciaire particulièrement sensible

Martin Koumtamadji, alias Abdoulaye Miskine, fait l’objet de poursuites devant la justice tchadienne pour plusieurs faits graves. Les accusations portées contre lui sont contestées par l’intéressé et sa défense.

Figure connue des conflits armés ayant secoué la République centrafricaine et la région, Abdoulaye Miskine est un protagoniste dont le parcours judiciaire dépasse largement les frontières tchadiennes. Son procès est suivi avec attention en raison de la nature des faits qui lui sont reprochés, mais également du contexte régional dans lequel cette affaire s’inscrit.

L’enjeu de la prochaine audience est donc double : permettre aux parties concernées de faire valoir leurs droits tout en évitant que les contraintes matérielles ne paralysent davantage la procédure.

Après les différents renvois enregistrés au cours des dernières années, la défense veut désormais voir le tribunal passer à l’étape suivante : celle des débats proprement dits.

Le 31 août, une nouvelle étape décisive ?

Le prochain rendez-vous judiciaire est fixé. Lundi 31 août à 9 heures, le tribunal devra déterminer si les conditions sont réunies pour poursuivre l’audience.

Pour la défense, le principe est désormais posé : la présence des parties civiles reste souhaitable, mais leur éventuelle absence ne devrait plus empêcher la justice de travailler.

Cette position pourrait permettre de sortir d’un scénario déjà connu : ouverture tardive, difficultés de mobilisation, demande de renvoi et nouvelle attente. Autrement dit, après plusieurs années de procédure, le dossier doit désormais franchir le cap du calendrier pour entrer pleinement dans celui du débat judiciaire.

Reste à savoir si l’audience de lundi permettra effectivement de rompre avec la série des reports. La réponse est désormais attendue à 9 heures, au tribunal.

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