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Le sommet Afrique-France, co organisé par la France et le Kenya, aura lieu à Nairobi les 11 et 12 mai 2026. Pour cette édition, le sujet principal choisi est « Africa Forward : Partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance ». Ce sommet a lieu suite à celui de Montpellier ( 8 octobre 2021 et qui a rassemblé près de 3000 personnes issues de la société civile africaine et de sa diaspora, essentiellement francophone) . en 2021, qui avait rassemblé exclusivement des organisations civiles africaines, principalement francophones, ainsi que des représentants de l’Etat français. Eric Topona.. À priori, pour le prochain sommet, deux innovations majeures apparaissent déjà sur la forme. Pour une première fois, l’intitulé du sommet est formulé en français et en anglais. Et pour une première fois également, un sommet Afrique-France se tiendra dans un pays anglophone. Il s’agit d’un symbole de première importance qui en dit long sur le changement d’époque, et d’une nouvelle donne qui s’impose aux partenaires africains et français. Il faut se souvenir que les précédents sommets ont toujours été des rencontres quasi exclusives entre la France et ses anciennes colonies. Ces concertations diplomatiques au sommet sont apparues au fil des ans inappropriées. Car, pour les opinions publiques de ces pays d’Afrique, il s’agissait pour l’ancienne métropole coloniale de perpétuer son hégémonie sur son son ancien empire d’Afrique subsaharienne francophone. Les problèmes majeurs auxquels sont confrontés les peuples africains aujourd’hui sont transversaux. En outre, l’heure est venue pour tout partenaire de l’Afrique de se rapprocher au plus près de sa jeunesse et de ses sociétés civiles. Car elles sont les acteurs principaux de l’Afrique de demain. Ouverture aux opérateurs économiques C’est pour avoir intégré ces dynamiques nouvelles devenues incontournables que ce sommet Afrique-France, en plus des chefs d’Etat et de gouvernement, est ouvert aux opérateurs économiques, aux leaders de la société civile et au monde de la culture, entre autres. De nombreuses communications, des conférences, des tables rondes, des rencontres d’affaires sont prévues afin de susciter ou de dynamiser des partenariats déjà existants. Par ailleurs, ce sommet se tient dans un contexte international qui n’échappe à personne. À savoir le conflit au Moyen-Orient avec ses corollaires que sont, entre autres, la crise de l’énergie, la raréfaction des investissements et des opportunités d’affaires, la fragilisation de nombreuses alliances pourtant séculaires. À cet égard, il est dans l’intérêt de tous les participants à ce sommet de consolider des liens séculaires et à même de résister aux soubresauts d’un monde instable. Innovation et croissance Au regard de ces éléments de contexte, la décision d’inscrire l’innovation et la croissance au centre de ces rencontres coule de source. Il n’est pas nécessaire de rappeler que l’innovation est devenue la principale source de création de richesses dans le monde. C’est grâce à l’innovation que les économies de certains pays, pourtant faiblement dotés en ressources naturelles, sont parvenues à se hisser au premier rang des économies mondiales. La France figure au rang de ces pays et un partenariat renforcé avec l’Afrique, « continent de l‘avenir », riche de ses hommes et de ses ressources naturelles, de la créativité de sa jeunesse, est un partenariat de choix. Ce d’autant plus qu’avec de nombreux peuples d’Afrique, la France partage des acquis culturels, voire civilisationnels, que n’ont guère effacé les moments difficiles de leur histoire commune. L’importance du continent africain On reconnaît aujourd’hui sans conteste que l’Afrique est la région du monde où il est impossible de ne pas être. Pour ne prendre qu’un exemple récent, l’actuel Président américain Donald Trump, lors de sa première mandature, avait manifesté pour l’Afrique un intérêt minimal. C’est le moins qu’on puisse en dire. Toutefois, dès l’entame de son nouveau mandat à la Maison Blanche (en janvier 2025), sans doute parce que mieux instruit des enjeux dont l’Afrique est le théâtre, il opéra un changement radical de politique étrangère sur le continent, notamment avec un intérêt accru pour les minerais de la République démocratique du Congo. Au regard de la progression de sa démographie, de ses atouts naturels et géostratégiques, dans une Europe qui fait face à une menace existentielle avec la guerre d’invasion russe en Ukraine et ses conséquences diverses sur les économies européennes, le partenariat Afrique-France est une solide perspective d’avenir. S’il est opéré avec sincérité en expurgeant les scories du passé qui ont émoussé la confiance entre certains pays d’Afrique francophone et la France. Dynamiser l’innovation En termes d’innovation, même si beaucoup reste à faire, force est de constater que l’Afrique n’est pas en reste. C’est probablement la région du monde où l’innovation, créatrice de chaînes de valeur, doit être dynamisée. Plus que partout ailleurs, pour répondre à une demande sociale en forte progression et à des besoins infrastructurels qui ne cesseront de croître. En ce sens, l’hôte de ce sommet, le Kenya est tout un symbole, et l’un des leaders en Afrique. S’il ne faut s’en tenir qu’à l’une de ses innovations technologiques les plus célèbres : » Lancé en 2007, M-Pesa est un service de transfert d’argent et de microfinancement mobile qui a révolutionné le système financier en Afrique. En permettant aux utilisateurs de déposer, retirer, transférer de l’argent et payer des factures via leur téléphone portable, M-Pesa a considérablement augmenté l’accès aux services financiers. En particulier pour les populations non bancarisées. Grâce à M-Pesa, les services bancaires au Kenya ont été rendus plus accessibles par la population. En septembre 2021, la commission des communications du Kenya annonce que 63% de la population sont clients de M-Pesa3 et contribue de manière significative à l’inclusion financière ». Les attentes du prochain sommet Afrique-France sont grandes. Il faut espérer qu’il en sorte des dynamiques nouvelles, fortes et durables, dans un environnement international qui n’a jamais été aussi préoccupant depuis la fin de la guerre froide..⏱ Temps de lecture estimé : 6 minutes
À priori, pour le prochain sommet, deux innovations majeures apparaissent déjà sur la forme. Pour une première fois, l’intitulé du sommet est formulé en français et en anglais. Et pour une première fois également, un sommet Afrique-France se tiendra dans un pays anglophone. Il s’agit d’un symbole de première importance qui en dit long sur le changement d’époque, et d’une nouvelle donne qui s’impose aux partenaires africains et français. Il faut se souvenir que les précédents sommets ont toujours été des rencontres quasi exclusives entre la France et ses anciennes colonies. Ces concertations diplomatiques au sommet sont apparues au fil des ans inappropriées. Car, pour les opinions publiques de ces pays d’Afrique, il s’agissait pour l’ancienne métropole coloniale de perpétuer son hégémonie sur son son ancien empire d’Afrique subsaharienne francophone.
Les problèmes majeurs auxquels sont confrontés les peuples africains aujourd’hui sont transversaux. En outre, l’heure est venue pour tout partenaire de l’Afrique de se rapprocher au plus près de sa jeunesse et de ses sociétés civiles. Car elles sont les acteurs principaux de l’Afrique de demain.
C’est pour avoir intégré ces dynamiques nouvelles devenues incontournables que ce sommet Afrique-France, en plus des chefs d’Etat et de gouvernement, est ouvert aux opérateurs économiques, aux leaders de la société civile et au monde de la culture, entre autres.
De nombreuses communications, des conférences, des tables rondes, des rencontres d’affaires sont prévues afin de susciter ou de dynamiser des partenariats déjà existants.
Par ailleurs, ce sommet se tient dans un contexte international qui n’échappe à personne. À savoir le conflit au Moyen-Orient avec ses corollaires que sont, entre autres, la crise de l’énergie, la raréfaction des investissements et des opportunités d’affaires, la fragilisation de nombreuses alliances pourtant séculaires. À cet égard, il est dans l’intérêt de tous les participants à ce sommet de consolider des liens séculaires et à même de résister aux soubresauts d’un monde instable.
Au regard de ces éléments de contexte, la décision d’inscrire l’innovation et la croissance au centre de ces rencontres coule de source. Il n’est pas nécessaire de rappeler que l’innovation est devenue la principale source de création de richesses dans le monde. C’est grâce à l’innovation que les économies de certains pays, pourtant faiblement dotés en ressources naturelles, sont parvenues à se hisser au premier rang des économies mondiales.
La France figure au rang de ces pays et un partenariat renforcé avec l’Afrique, « continent de l‘avenir », riche de ses hommes et de ses ressources naturelles, de la créativité de sa jeunesse, est un partenariat de choix. Ce d’autant plus qu’avec de nombreux peuples d’Afrique, la France partage des acquis culturels, voire civilisationnels, que n’ont guère effacé les moments difficiles de leur histoire commune.
On reconnaît aujourd’hui sans conteste que l’Afrique est la région du monde où il est impossible de ne pas être. Pour ne prendre qu’un exemple récent, l’actuel Président américain Donald Trump, lors de sa première mandature, avait manifesté pour l’Afrique un intérêt minimal. C’est le moins qu’on puisse en dire. Toutefois, dès l’entame de son nouveau mandat à la Maison Blanche (en janvier 2025), sans doute parce que mieux instruit des enjeux dont l’Afrique est le théâtre, il opéra un changement radical de politique étrangère sur le continent, notamment avec un intérêt accru pour les minerais de la République démocratique du Congo.
Au regard de la progression de sa démographie, de ses atouts naturels et géostratégiques, dans une Europe qui fait face à une menace existentielle avec la guerre d’invasion russe en Ukraine et ses conséquences diverses sur les économies européennes, le partenariat Afrique-France est une solide perspective d’avenir. S’il est opéré avec sincérité en expurgeant les scories du passé qui ont émoussé la confiance entre certains pays d’Afrique francophone et la France.
En termes d’innovation, même si beaucoup reste à faire, force est de constater que l’Afrique n’est pas en reste. C’est probablement la région du monde où l’innovation, créatrice de chaînes de valeur, doit être dynamisée. Plus que partout ailleurs, pour répondre à une demande sociale en forte progression et à des besoins infrastructurels qui ne cesseront de croître. En ce sens, l’hôte de ce sommet, le Kenya est tout un symbole, et l’un des leaders en Afrique. S’il ne faut s’en tenir qu’à l’une de ses innovations technologiques les plus célèbres : » Lancé en 2007, M-Pesa est un service de transfert d’argent et de microfinancement mobile qui a révolutionné le système financier en Afrique. En permettant aux utilisateurs de déposer, retirer, transférer de l’argent et payer des factures via leur téléphone portable, M-Pesa a considérablement augmenté l’accès aux services financiers. En particulier pour les populations non bancarisées. Grâce à M-Pesa, les services bancaires au Kenya ont été rendus plus accessibles par la population. En septembre 2021, la commission des communications du Kenya annonce que 63% de la population sont clients de M-Pesa3 et contribue de manière significative à l’inclusion financière ».
Les attentes du prochain sommet Afrique-France sont grandes. Il faut espérer qu’il en sorte des dynamiques nouvelles, fortes et durables, dans un environnement international qui n’a jamais été aussi préoccupant depuis la fin de la guerre froide.
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