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D'après nos confrères du site spécialisé dans l'information politique et économique en Afrique, Africa Intelligence, une petite équipe de militaires français est arrivée à N'Djaména à la mi-avril 2026. C'est cependant un retour discret et très différent de l'ancienne présence militaire. Éric Topona.. On se doit de souligner que le retrait militaire de soldats français du Tchad a été effectif le 30 janvier 2025. Il a été marqué par le départ du dernier groupe de soldats et la restitution de la base aérienne Sergent-chef Adji Kosseï (ou ancienne base aérienne 172 Fort-Lamy) aux autorités tchadiennes. Ce retrait a été la conséquence de la décision prise par le président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, de rompre l’accord de défense et de coopération militaire avec la France en novembre 2024. On comptait alors environ mille soldats français dans le pays. Au cours d’une interview en marge du sommet Afrique-France de Nairobi (les 11 et 12 mai 2026), le président français Emmanuel Macron a déclaré que le maréchal Mahamat Idriss Deby souhaite rebâtir une relation de défense : « Demandez à monsieur Deby […]. Il nous a demandé de rebâtir une relation de défense », a-t-il dit en substance sur RFI, France 24 et TV5 Monde. Rétablir la coopération militaire rompue La mission primordiale de ces officiers français arrivés à N’Djaména est d’aider à relancer la coopération militaire avec l’armée tchadienne. Nous sommes donc bien éloignés d’un redéploiement militaire classique. Le nouveau format de la coopération militaire entre Paris et N’Djaména sera donc centré sur l’appui en renseignement et la formation militaire des forces tchadiennes. En clair, il s’agira d’une coopération technique. Du moins pour l’heure. Quelle est la raison de ce retour ? Ce virage est attribuable à divers facteurs : a) Réconciliation diplomatique Le rapprochement entre Paris et N’Djaména a été annoncé fin janvier 2026 lors d’une rencontre entre les deux chefs d’État à Paris. b) Situation sécuritaire dans la région Le Tchad est confronté à la guerre au Soudan, pays voisin. Cette guerre civile fait craindre une déstabilisation de la région et du Tchad. S’y ajoutent les offensives répétées (en mai 2026 notamment) des combattants du groupe islamique Boko Haram dans la province du Lac (située à l’ouest du pays). À l’heure actuelle, ni les autorités tchadiennes ni les françaises n’ont encore officiellement confirmé ou démenti cette information..⏱ Temps de lecture estimé : 3 minutes
On se doit de souligner que le retrait militaire de soldats français du Tchad a été effectif le 30 janvier 2025. Il a été marqué par le départ du dernier groupe de soldats et la restitution de la base aérienne Sergent-chef Adji Kosseï (ou ancienne base aérienne 172 Fort-Lamy) aux autorités tchadiennes.
Ce retrait a été la conséquence de la décision prise par le président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, de rompre l’accord de défense et de coopération militaire avec la France en novembre 2024. On comptait alors environ mille soldats français dans le pays.
Au cours d’une interview en marge du sommet Afrique-France de Nairobi (les 11 et 12 mai 2026), le président français Emmanuel Macron a déclaré que le maréchal Mahamat Idriss Deby souhaite rebâtir une relation de défense : « Demandez à monsieur Deby […]. Il nous a demandé de rebâtir une relation de défense », a-t-il dit en substance sur RFI, France 24 et TV5 Monde.
La mission primordiale de ces officiers français arrivés à N’Djaména est d’aider à relancer la coopération militaire avec l’armée tchadienne. Nous sommes donc bien éloignés d’un redéploiement militaire classique. Le nouveau format de la coopération militaire entre Paris et N’Djaména sera donc centré sur l’appui en renseignement et la formation militaire des forces tchadiennes. En clair, il s’agira d’une coopération technique. Du moins pour l’heure.
Quelle est la raison de ce retour ?
Ce virage est attribuable à divers facteurs :
Le rapprochement entre Paris et N’Djaména a été annoncé fin janvier 2026 lors d’une rencontre entre les deux chefs d’État à Paris.
Le Tchad est confronté à la guerre au Soudan, pays voisin. Cette guerre civile fait craindre une déstabilisation de la région et du Tchad. S’y ajoutent les offensives répétées (en mai 2026 notamment) des combattants du groupe islamique Boko Haram dans la province du Lac (située à l’ouest du pays).
À l’heure actuelle, ni les autorités tchadiennes ni les françaises n’ont encore officiellement confirmé ou démenti cette information.
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