⏱ Temps de lecture estimé : 5 minutes
Entre fractures internes, rejet populaire et isolement diplomatique, le régime d’Assimi Goïta traverse l’une des périodes les plus fragiles depuis le coup d’État de 2020. Derrière les murs du pouvoir à Kati, les rivalités sécuritaires se multiplient tandis que la colère gagne les rues de Bamako. Mohamed AG Ahmedou.. À Bamako, les apparences d’unité au sommet de l’État malien dissimulent désormais une profonde guerre des clans. Selon plusieurs sources sécuritaires et analyses relayées par l’experte sahélienne Fanta Coulibaly, le général Assimi Goïta serait progressivement parvenu à reprendre le contrôle d’un appareil sécuritaire longtemps dominé par l’axe formé autour de son ancien ministre de la défense Sadio Camara tué et du général Modibo Koné et qui est présumé mort également selon plusieurs sources. Le tournant majeur serait intervenu après les événements du 25 avril, lorsque Modibo Koné aurait été blessé par balle dans des circonstances qui continuent d’alimenter les spéculations au sein des cercles militaires maliens. Depuis cet épisode, plusieurs informations provenant de l’intérieur des services de renseignement évoquent une campagne interne visant à affaiblir son influence. Dans les couloirs sécuritaires de Bamako, une interrogation revient désormais avec insistance, qui cherche à neutraliser Modibo Koné ? Ou qui l’a neutralisé ? Et pourquoi ? Pendant plusieurs années, l’alliance entre Sadio Camara et Modibo Koné était considérée comme l’un des piliers les plus puissants du système issu du coup d’État de 2020. Les deux hommes apparaissaient comme les véritables architectes de la machine sécuritaire malienne, contrôlant à la fois les réseaux militaires, les renseignements et les leviers stratégiques de la transition. Mais selon l’analyse développée par Fanta Coulibaly, les rivalités personnelles, les divergences d’intérêts et les luttes d’influence auraient progressivement fissuré cet équilibre. Assimi Goïta, souvent décrit par certains membres de l’ancien premier cercle de Kati comme un dirigeant discret, peu charismatique ou politiquement limité, aurait au contraire démontré une capacité méthodique à exploiter les fractures internes afin de reprendre l’ascendant. La disparition politique de Sadio Camara aurait profondément rebattu les cartes au sommet de l’État. Désormais, plusieurs observateurs sécuritaires estiment que Modibo Koné pourrait devenir la prochaine victime de cette recomposition du pouvoir militaire malien. Ou bien qu’il a déjà été victime selon des sources informations récentes relayées par plusieurs personnes sur les réseaux sociaux ce jeudi 21 Mai 2026 qui attestent la mort du patron des services secrets de la junte militaire malienne. Dans cette nouvelle architecture sécuritaire, le général Malick Dicko apparaît de plus en plus comme l’un des hommes forts du dispositif présidentiel. Sa montée en puissance alimente inquiétudes, tensions et suspicions au sein des services de renseignement et des anciens réseaux de la junte. Mais au-delà des rivalités internes, c’est désormais la contestation populaire qui semble inquiéter le pouvoir. Dans la matinée du jeudi 21 mai, des habitants de Bamako ainsi que plusieurs autres villes du Mali ont découvert sur différents murs des slogans hostiles au régime et à la présence russe : « Russie dégage », « Russie tue le peuple malien » ou encore « Assimi Goïta le putschiste dégage ». Selon plusieurs informations concordantes, les autorités auraient rapidement mobilisé des groupes chargés d’effacer ces inscriptions. Des sommes importantes auraient même été débloquées pour faire disparaître les tags dans la capitale. Toujours selon ces sources, certains murs auraient ensuite été recouverts de messages insultants visant des activistes maliens vivant à l’étranger et critiques envers la transition militaire. Ces scènes traduisent un malaise grandissant dans une partie de l’opinion publique malienne face à la présence russe et à l’évolution autoritaire du régime. Depuis l’arrivée des mercenaires russes du groupe Wagner Group puis des nouvelles structures sécuritaires russes qui leur ont succédé, les accusations de massacres de civils, notamment dans les régions du centre du Mali et de l’Azawad, se sont multipliées. Dans les zones sahéliennes et nordiques, plusieurs analystes estiment que cette stratégie sécuritaire a contribué à amplifier les tensions communautaires et à renforcer l’insurrection des groupes armés arabo-touaregs ainsi que certaines rébellions peules. Parallèlement, les attaques djihadistes se sont intensifiées dans plusieurs régions du pays. Le Mali traverse également une crise économique et logistique majeure. Depuis les différents blocus imposés sur plusieurs axes stratégiques du pays à partir du 3 septembre 2025 jusqu’aux pressions sécuritaires actuelles qui touchent Bamako, l’économie malienne s’est fortement détériorée. Inflation, ralentissement du commerce, fragilisation des transports et crise sociale alimentent un climat d’incertitude inédit. Sur le plan diplomatique, Bamako apparaît de plus en plus isolé. Les tensions répétées avec Algérie, Mauritanie et Côte d’Ivoire contrastent avec les repositionnements observés dans la région sahélienne. Au Niger, le général Abdourahamane Tiani multiplie les signaux d’ouverture diplomatique envers Alger, tandis que le Tchad et le Burkina Faso cherchent eux aussi à éviter un isolement régional trop brutal en emboîtant le pas également vers Alger. Dans ce contexte, plusieurs observateurs sahéliens considèrent que le pouvoir malien entre dans une phase critique où les tensions internes, la défiance populaire et les fragilités sécuritaires pourraient profondément redessiner l’avenir politique du pays. Derrière les discours souverainistes et les démonstrations de force, le régime militaire malien semble désormais confronté à une réalité plus difficile, celle d’un pouvoir fragilisé, contesté et pris dans ses propres contradictions..⏱ Temps de lecture estimé : 5 minutes
À Bamako, les apparences d’unité au sommet de l’État malien dissimulent désormais une profonde guerre des clans. Selon plusieurs sources sécuritaires et analyses relayées par l’experte sahélienne Fanta Coulibaly, le général Assimi Goïta serait progressivement parvenu à reprendre le contrôle d’un appareil sécuritaire longtemps dominé par l’axe formé autour de son ancien ministre de la défense Sadio Camara tué et du général Modibo Koné et qui est présumé mort également selon plusieurs sources.
Le tournant majeur serait intervenu après les événements du 25 avril, lorsque Modibo Koné aurait été blessé par balle dans des circonstances qui continuent d’alimenter les spéculations au sein des cercles militaires maliens. Depuis cet épisode, plusieurs informations provenant de l’intérieur des services de renseignement évoquent une campagne interne visant à affaiblir son influence. Dans les couloirs sécuritaires de Bamako, une interrogation revient désormais avec insistance, qui cherche à neutraliser Modibo Koné ? Ou qui l’a neutralisé ? Et pourquoi ?
Pendant plusieurs années, l’alliance entre Sadio Camara et Modibo Koné était considérée comme l’un des piliers les plus puissants du système issu du coup d’État de 2020. Les deux hommes apparaissaient comme les véritables architectes de la machine sécuritaire malienne, contrôlant à la fois les réseaux militaires, les renseignements et les leviers stratégiques de la transition.
Mais selon l’analyse développée par Fanta Coulibaly, les rivalités personnelles, les divergences d’intérêts et les luttes d’influence auraient progressivement fissuré cet équilibre. Assimi Goïta, souvent décrit par certains membres de l’ancien premier cercle de Kati comme un dirigeant discret, peu charismatique ou politiquement limité, aurait au contraire démontré une capacité méthodique à exploiter les fractures internes afin de reprendre l’ascendant.
La disparition politique de Sadio Camara aurait profondément rebattu les cartes au sommet de l’État. Désormais, plusieurs observateurs sécuritaires estiment que Modibo Koné pourrait devenir la prochaine victime de cette recomposition du pouvoir militaire malien. Ou bien qu’il a déjà été victime selon des sources informations récentes relayées par plusieurs personnes sur les réseaux sociaux ce jeudi 21 Mai 2026 qui attestent la mort du patron des services secrets de la junte militaire malienne.
Dans cette nouvelle architecture sécuritaire, le général Malick Dicko apparaît de plus en plus comme l’un des hommes forts du dispositif présidentiel. Sa montée en puissance alimente inquiétudes, tensions et suspicions au sein des services de renseignement et des anciens réseaux de la junte.
Mais au-delà des rivalités internes, c’est désormais la contestation populaire qui semble inquiéter le pouvoir. Dans la matinée du jeudi 21 mai, des habitants de Bamako ainsi que plusieurs autres villes du Mali ont découvert sur différents murs des slogans hostiles au régime et à la présence russe : « Russie dégage », « Russie tue le peuple malien » ou encore « Assimi Goïta le putschiste dégage ».
Selon plusieurs informations concordantes, les autorités auraient rapidement mobilisé des groupes chargés d’effacer ces inscriptions. Des sommes importantes auraient même été débloquées pour faire disparaître les tags dans la capitale. Toujours selon ces sources, certains murs auraient ensuite été recouverts de messages insultants visant des activistes maliens vivant à l’étranger et critiques envers la transition militaire.
Ces scènes traduisent un malaise grandissant dans une partie de l’opinion publique malienne face à la présence russe et à l’évolution autoritaire du régime. Depuis l’arrivée des mercenaires russes du groupe Wagner Group puis des nouvelles structures sécuritaires russes qui leur ont succédé, les accusations de massacres de civils, notamment dans les régions du centre du Mali et de l’Azawad, se sont multipliées.
Dans les zones sahéliennes et nordiques, plusieurs analystes estiment que cette stratégie sécuritaire a contribué à amplifier les tensions communautaires et à renforcer l’insurrection des groupes armés arabo-touaregs ainsi que certaines rébellions peules. Parallèlement, les attaques djihadistes se sont intensifiées dans plusieurs régions du pays.
Le Mali traverse également une crise économique et logistique majeure. Depuis les différents blocus imposés sur plusieurs axes stratégiques du pays à partir du 3 septembre 2025 jusqu’aux pressions sécuritaires actuelles qui touchent Bamako, l’économie malienne s’est fortement détériorée. Inflation, ralentissement du commerce, fragilisation des transports et crise sociale alimentent un climat d’incertitude inédit.
Sur le plan diplomatique, Bamako apparaît de plus en plus isolé. Les tensions répétées avec Algérie, Mauritanie et Côte d’Ivoire contrastent avec les repositionnements observés dans la région sahélienne. Au Niger, le général Abdourahamane Tiani multiplie les signaux d’ouverture diplomatique envers Alger, tandis que le Tchad et le Burkina Faso cherchent eux aussi à éviter un isolement régional trop brutal en emboîtant le pas également vers Alger.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs sahéliens considèrent que le pouvoir malien entre dans une phase critique où les tensions internes, la défiance populaire et les fragilités sécuritaires pourraient profondément redessiner l’avenir politique du pays.
Derrière les discours souverainistes et les démonstrations de force, le régime militaire malien semble désormais confronté à une réalité plus difficile, celle d’un pouvoir fragilisé, contesté et pris dans ses propres contradictions.
Pour offrir les meilleures expériences, nous et nos partenaires utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations de l’appareil. Le consentement à ces technologies nous permettra, ainsi qu’à nos partenaires, de traiter des données personnelles telles que le comportement de navigation ou des ID uniques sur ce site et afficher des publicités (non-) personnalisées. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut nuire à certaines fonctionnalités et fonctions.
Cliquez ci-dessous pour accepter ce qui précède ou faites des choix détaillés. Vos choix seront appliqués uniquement à ce site. Vous pouvez modifier vos réglages à tout moment, y compris le retrait de votre consentement, en utilisant les boutons de la politique de cookies, ou en cliquant sur l’onglet de gestion du consentement en bas de l’écran.