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L’avenir de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) est peut-être suspendue à l’épilogue de la crise diplomatique actuelle au Groenland. La détermination de l’administration Trump à faire de cette immense île, le 51e Etat des Etats-Unis par la « manière douce ou forte » comme le clame le chef de l’exécutif américain. Si cette hypothèse se matérialise, elle pourrait signer l’acte de décès de l’OTAN comme le prévient de son côté, alarmiste, Éric Topona.. Au sein des opinions publiques, y compris dans les milieux bien informés, ils ne sont pas nombreux à savoir que la disparition de l’OTAN aura des conséquences sur l’architecture de sécurité en Afrique. Au plan diplomatique, il faut souligner qu’au siège de l’Union africaine, l’OTAN dispose d’un bureau de liaison. Des experts de structure chargée de réaliser les objectifs de l’Alliance atlantique apportent leur assistance technique au département des affaires politiques de l’UA et à son Conseil paix et sécurité (CPS). Un officier militaire assure la coordination des activités militaires que mène l’OTAN en partenariat avec l’Union africaine. Sur un autre volet diplomatique de ce partenariat, les ambassades des pays membres de l’OTAN au siège de l’UA remplissent également la mission de représentants officiels de l’OTAN auprès de l’institution panafricaine. Entre autres missions, ils informent l’UA des activités menées par l’OTAN. Plusieurs autres volets de coopération La coopération entre les deux institutions a démarré au plan opérationnel lorsque l’Union africaine, dans le cadre de ses efforts pour apporter une aide humanitaire aux populations déplacées et vulnérables lors de la première guerre du Soudan, sollicite l’appui de l’OTAN pour le transport aérien et la logistique. Les autres volets de cette coopération sont : le soutien opérationnel, le soutien à la formation, et l’aide structurelle, auxquels viennent s’ajouter des activités de liaison et de coordination. Le soutien opérationnel concerne le transport aérien et maritime stratégique comme ce fut le cas pour la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Formation des officiers de l’UA S’agissant du volet formation, des officiers de l’UA participent à des stages dans les installations de l’OTAN, elles concernent la formation et l’entraînement au travers des équipes mobiles de formation et d’entraînement (METT) de l’OTAN. L’aide structurelle a pour principal volet opérationnel la Force africaine en attente (FAA) et ses volets annexes tels que l’alerte précoce et à la préparation aux catastrophes. La coopération entre l’Union africaine et l’OTAN a connu plusieurs manifestations opérationnelles : -En 2005, première intervention de l’OTAN en soutien opérationnel à l’Union africaine dans le domaine du transport stratégique dans le cadre de la mission de l’UA au Darfour (Soudan) ; -En 2007 en Somalie, fourniture par l’OTAN des moyens de transports stratégiques en appui à la mission AMISOM de l’Union africaine ; -En 2007, l’OTAN a organisé un exercice d’importants déploiements et de manœuvres militaires au Cap-Vert ; -En 2008, sur sollicitation de l’ONU, l’OTAN contribue à la lutte contre la piraterie maritime dans le golfe d’Aden. Partenariat renforcé entre l’OTAN et l’UA Par ailleurs, il importe de souligner que plusieurs accords de coopération ont été signés entre l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) et l’Union Africaine parmi lesquels on peut citer : – La signature en 2006 d’un accord de coopération pour la formation d’officiers des armées des pays africains considérés comme alliés sans être membres de l’OTAN. – La signature en 2019 d’un accord de coopération en vue de renforcer le partenariat politique et pratique entre l’OTAN et l’UA. Ce partenariat discret est d’un intérêt commun pour les pays membres de l’Union africaine comme ceux de l’OTAN. Pour ces derniers, ils y trouvent un grand intérêt en raison de l’importance géostratégique de premier ordre de l’Afrique comme foyer de ressources de matières premières vitales, voire de minerais stratégiques. Une des illustrations récentes de cette importance stratégique de l’Afrique aura été, en dépit de son caractère bilatéral, l’implication de l’administration Trump dans le règlement de la crise politico-militaire entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda ; mais aussi et surtout le volet économique de cet accord en termes d’approvisionnement des États-Unis en minerais stratégiques. L’autre dimension importante de ce partenariat concerne la sécurisation des voies de navigation maritime, notamment dans le golfe d’Aden (sépare le continent africain du continent asiatique) comme nous l’avons relevé ci-dessus. Ce volet de la coopération sécuritaire entre l’OTAN et l’Union africaine se situe dans le prolongement de l’implantation des bases militaires de deux pays membres de l’OTAN à Djibouti, notamment la France et les États-Unis. Toutefois, des questions légitimes demeurent sur la pérennité de cette coopération au regard des interrogations, voire des doutes sur l’avenir de l’OTAN. À cet égard, la sortie du chef de l’administration américaine au Forum économique mondial de Davos et son réquisitoire contre ses partenaires européens de l’OTAN qui s’opposent à son annexion du Groenland, pourrait conduire au remaniement profond de l’alliance et à la diminution drastique de son périmètre d’action. Ce qui ne sera pas sans conséquence sur la coopération OTAN-UA..⏱ Temps de lecture estimé : 5 minutes
Au sein des opinions publiques, y compris dans les milieux bien informés, ils ne sont pas nombreux à savoir que la disparition de l’OTAN aura des conséquences sur l’architecture de sécurité en Afrique.
Au plan diplomatique, il faut souligner qu’au siège de l’Union africaine, l’OTAN dispose d’un bureau de liaison. Des experts de structure chargée de réaliser les objectifs de l’Alliance atlantique apportent leur assistance technique au département des affaires politiques de l’UA et à son Conseil paix et sécurité (CPS). Un officier militaire assure la coordination des activités militaires que mène l’OTAN en partenariat avec l’Union africaine.
Sur un autre volet diplomatique de ce partenariat, les ambassades des pays membres de l’OTAN au siège de l’UA remplissent également la mission de représentants officiels de l’OTAN auprès de l’institution panafricaine. Entre autres missions, ils informent l’UA des activités menées par l’OTAN.
La coopération entre les deux institutions a démarré au plan opérationnel lorsque l’Union africaine, dans le cadre de ses efforts pour apporter une aide humanitaire aux populations déplacées et vulnérables lors de la première guerre du Soudan, sollicite l’appui de l’OTAN pour le transport aérien et la logistique. Les autres volets de cette coopération sont : le soutien opérationnel, le soutien à la formation, et l’aide structurelle, auxquels viennent s’ajouter des activités de liaison et de coordination. Le soutien opérationnel concerne le transport aérien et maritime stratégique comme ce fut le cas pour la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).
S’agissant du volet formation, des officiers de l’UA participent à des stages dans les installations de l’OTAN, elles concernent la formation et l’entraînement au travers des équipes mobiles de formation et d’entraînement (METT) de l’OTAN.
L’aide structurelle a pour principal volet opérationnel la Force africaine en attente (FAA) et ses volets annexes tels que l’alerte précoce et à la préparation aux catastrophes.
La coopération entre l’Union africaine et l’OTAN a connu plusieurs manifestations opérationnelles :
-En 2005, première intervention de l’OTAN en soutien opérationnel à l’Union africaine dans le domaine du transport stratégique dans le cadre de la mission de l’UA au Darfour (Soudan) ;
-En 2007 en Somalie, fourniture par l’OTAN des moyens de transports stratégiques en appui à la mission AMISOM de l’Union africaine ;
-En 2007, l’OTAN a organisé un exercice d’importants déploiements et de manœuvres militaires au Cap-Vert ;
-En 2008, sur sollicitation de l’ONU, l’OTAN contribue à la lutte contre la piraterie maritime dans le golfe d’Aden.
Par ailleurs, il importe de souligner que plusieurs accords de coopération ont été signés entre l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) et l’Union Africaine parmi lesquels on peut citer :
– La signature en 2006 d’un accord de coopération pour la formation d’officiers des armées des pays africains considérés comme alliés sans être membres de l’OTAN.
– La signature en 2019 d’un accord de coopération en vue de renforcer le partenariat politique et pratique entre l’OTAN et l’UA.
Ce partenariat discret est d’un intérêt commun pour les pays membres de l’Union africaine comme ceux de l’OTAN. Pour ces derniers, ils y trouvent un grand intérêt en raison de l’importance géostratégique de premier ordre de l’Afrique comme foyer de ressources de matières premières vitales, voire de minerais stratégiques. Une des illustrations récentes de cette importance stratégique de l’Afrique aura été, en dépit de son caractère bilatéral, l’implication de l’administration Trump dans le règlement de la crise politico-militaire entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda ; mais aussi et surtout le volet économique de cet accord en termes d’approvisionnement des États-Unis en minerais stratégiques.
L’autre dimension importante de ce partenariat concerne la sécurisation des voies de navigation maritime, notamment dans le golfe d’Aden (sépare le continent africain du continent asiatique) comme nous l’avons relevé ci-dessus.
Ce volet de la coopération sécuritaire entre l’OTAN et l’Union africaine se situe dans le prolongement de l’implantation des bases militaires de deux pays membres de l’OTAN à Djibouti, notamment la France et les États-Unis.
Toutefois, des questions légitimes demeurent sur la pérennité de cette coopération au regard des interrogations, voire des doutes sur l’avenir de l’OTAN. À cet égard, la sortie du chef de l’administration américaine au Forum économique mondial de Davos et son réquisitoire contre ses partenaires européens de l’OTAN qui s’opposent à son annexion du Groenland, pourrait conduire au remaniement profond de l’alliance et à la diminution drastique de son périmètre d’action. Ce qui ne sera pas sans conséquence sur la coopération OTAN-UA.
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