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​Hadja Idrissa Bah, la nouvelle coqueluche de la politique guinéenne

​Hadja Idrissa Bah, la nouvelle coqueluche de la politique guinéenne. Article écrit par Bob Barry. Publié le 10 juin 2026à 18h01

⏱ Temps de lecture estimé : 3 minutes

À 26 ans, foulard soigneusement noué et verbe déjà affûté, Hadja Idrissa Bah incarne l’un des visages les plus en vue du renouvellement politique en Guinée. Longtemps identifiée comme une activiste des droits des femmes et des enfants, la jeune militante est désormais en train d’opérer une mue stratégique : passer de la société civile aux institutions. Bob Barry.. Dans les cercles militants de Conakry, son nom circulait déjà depuis plusieurs années. Mais c’est à l’occasion des législatives de 2026 que Hadja Idrissa Bah s’impose véritablement dans le paysage politique national. Candidate sur la liste de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), aux côtés de figures connues de la transition, elle apparaît comme la représentante d’une nouvelle génération décidée à bousculer les codes de la vieille classe politique guinéenne. Née en 1999 à Conakry, Hadja Idrissa Bah s’est construit très tôt une réputation d’activiste engagée. À seulement 13 ans, elle rejoint le Parlement des enfants avant d’en prendre la présidence quelques années plus tard. Son combat contre les mutilations génitales féminines, les mariages précoces et les violences faites aux femmes lui vaut rapidement une visibilité internationale. En 2016, elle fonde le Club des jeunes filles leaders de Guinée, une organisation dédiée à l’émancipation féminine et à la formation de jeunes militantes. Très active dans les réseaux féministes africains, elle multiplie ensuite les prises de parole dans les forums internationaux, de Paris à Lyon, où elle rencontre chefs d’État, diplomates et responsables d’organisations internationales. Son entrée dans l’arène électorale marque cependant un tournant. Pour ses soutiens, Hadja Idrissa Bah symbolise l’émergence d’une élite politique plus jeune, plus féminine et davantage connectée aux préoccupations sociales. Pour ses détracteurs, cette ascension fulgurante témoigne aussi de la récupération progressive des figures de la société civile par le système politique guinéen. Reste que sa popularité, notamment auprès de la jeunesse urbaine, est réelle. Sur les réseaux sociaux comme dans les débats publics, elle bénéficie d’une image de modernité rare dans un paysage politique souvent dominé par les figures masculines traditionnelles. Si son influence réelle dans les futurs équilibres institutionnels reste encore à mesurer, une chose paraît acquise : Hadja Idrissa Bah est désormais bien plus qu’une militante. Elle est devenue un symbole politique..

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À 26 ans, foulard soigneusement noué et verbe déjà affûté, Hadja Idrissa Bah incarne l’un des visages les plus en vue du renouvellement politique en Guinée. Longtemps identifiée comme une activiste des droits des femmes et des enfants, la jeune militante est désormais en train d’opérer une mue stratégique : passer de la société civile aux institutions. Bob Barry.

Dans les cercles militants de Conakry, son nom circulait déjà depuis plusieurs années. Mais c’est à l’occasion des législatives de 2026 que Hadja Idrissa Bah s’impose véritablement dans le paysage politique national. Candidate sur la liste de l’Union pour un mouvement populaire (UMP), aux côtés de figures connues de la transition, elle apparaît comme la représentante d’une nouvelle génération décidée à bousculer les codes de la vieille classe politique guinéenne.

Née en 1999 à Conakry, Hadja Idrissa Bah s’est construit très tôt une réputation d’activiste engagée. À seulement 13 ans, elle rejoint le Parlement des enfants avant d’en prendre la présidence quelques années plus tard. Son combat contre les mutilations génitales féminines, les mariages précoces et les violences faites aux femmes lui vaut rapidement une visibilité internationale.

En 2016, elle fonde le Club des jeunes filles leaders de Guinée, une organisation dédiée à l’émancipation féminine et à la formation de jeunes militantes. Très active dans les réseaux féministes africains, elle multiplie ensuite les prises de parole dans les forums internationaux, de Paris à Lyon, où elle rencontre chefs d’État, diplomates et responsables d’organisations internationales.

Son entrée dans l’arène électorale marque cependant un tournant. Pour ses soutiens, Hadja Idrissa Bah symbolise l’émergence d’une élite politique plus jeune, plus féminine et davantage connectée aux préoccupations sociales. Pour ses détracteurs, cette ascension fulgurante témoigne aussi de la récupération progressive des figures de la société civile par le système politique guinéen.

Reste que sa popularité, notamment auprès de la jeunesse urbaine, est réelle. Sur les réseaux sociaux comme dans les débats publics, elle bénéficie d’une image de modernité rare dans un paysage politique souvent dominé par les figures masculines traditionnelles.

Si son influence réelle dans les futurs équilibres institutionnels reste encore à mesurer, une chose paraît acquise : Hadja Idrissa Bah est désormais bien plus qu’une militante. Elle est devenue un symbole politique.

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