En Zambie, le président sortant Hichilema réélu dans un contexte confus
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Les dirigeants de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) se réunissent ce lundi 17 août 2026 à Durban, en Afrique du Sud, à l’occasion du 46ᵉ sommet de l’organisation. Présidée par le chef de l’État sud-africain, Cyril Ramaphosa, cette rencontre intervient dans un contexte régional marqué par des tensions sécuritaires persistantes, mais aussi par la volonté des États membres d’accélérer leur développement économique et leur intégration.. La situation dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) figure parmi les principaux dossiers sécuritaires examinés par les dirigeants. Mais le sommet de Durban ne se limite pas à la crise congolaise. L’industrialisation, les infrastructures, l’agriculture, la sécurité alimentaire et la transformation des ressources minières stratégiques occupent également une place centrale dans les discussions. L’Est de la RDC, une priorité sécuritaire Pour Kinshasa, le sommet constitue une nouvelle occasion de mobiliser ses partenaires régionaux autour de la crise qui persiste dans l’est du pays. Les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri demeurent confrontées à une situation sécuritaire fragile, avec de lourdes conséquences pour les populations civiles et des répercussions sur la stabilité des pays voisins. La question congolaise était déjà au centre des échanges de l’organe de la SADC chargé des questions politiques, de défense et de sécurité, réuni en amont du sommet. L’organisation continue de considérer l’évolution de la situation en RDC comme une préoccupation majeure pour la sécurité régionale. Pour Kinshasa, l’enjeu est désormais de maintenir la mobilisation collective des États membres et de déterminer quelle réponse régionale peut être apportée à la crise. La RDC souhaite notamment préserver l’engagement de ses partenaires alors que plusieurs initiatives diplomatiques tentent de favoriser une sortie de crise. Cette situation rappelle également une évidence : sans stabilité sécuritaire, les ambitions économiques de la région risquent de rester largement théoriques. Dans les zones riches en ressources naturelles, sécurité, exploitation minière et développement demeurent étroitement liés. Transformer les richesses plutôt que les exporter Au-delà de la sécurité, les ressources naturelles constituent l’un des grands enjeux du sommet. La SADC dispose d’importantes réserves de minerais indispensables aux secteurs de l’énergie, des technologies et de l’industrie. La RDC occupe une place stratégique dans cette équation grâce notamment à ses importantes réserves de cuivre et de cobalt. Mais les dirigeants régionaux entendent désormais dépasser le modèle fondé sur l’exportation des matières premières brutes. Le secrétaire exécutif de la SADC, Elias Magosi, a appelé les pays de la région à réduire l’exportation de minerais sous leur forme brute et à renforcer leur transformation sur le continent. L’objectif est double : créer davantage d’emplois et conserver une plus grande part de la valeur ajoutée produite localement. Cette orientation rejoint le thème du sommet, qui place l’industrialisation au cœur de la stratégie régionale, avec un accent particulier sur les infrastructures, l’agriculture et les minerais critiques. Pour la RDC, l’enjeu est considérable. Une transformation plus importante de ses ressources minières sur place pourrait permettre au pays de développer son industrie, de créer des emplois et d’accroître les revenus tirés de son potentiel minier. Des infrastructures pour accélérer l’intégration régionale L’ambition industrielle de la SADC repose également sur le développement des infrastructures. Les dirigeants doivent notamment examiner les moyens d’améliorer les réseaux de transport, les infrastructures énergétiques et les connexions régionales afin de faciliter la circulation des biens et des personnes. L’objectif est de renforcer les échanges entre les États membres et de favoriser une intégration économique plus poussée. Cette ambition s’inscrit dans la mise en œuvre de la Vision 2050 de la SADC et de ses programmes régionaux de développement. Mais une question demeure incontournable : celle du financement. Les projets d’infrastructures nécessitent des investissements considérables. La mobilisation des ressources financières et la mise en place de mécanismes capables de soutenir durablement les projets régionaux constituent donc un autre défi majeur pour l’organisation. Agriculture, sécurité alimentaire et changement climatique Les questions agricoles et alimentaires occupent également une place importante dans les discussions. La région australe est régulièrement confrontée à des sécheresses, des inondations et d’autres phénomènes climatiques extrêmes qui fragilisent les productions agricoles et aggravent les difficultés alimentaires de nombreuses populations. Pour les États membres, renforcer la production agricole et améliorer les mécanismes de prévention et de réponse aux catastrophes constituent donc des priorités. La sécurité alimentaire est ainsi abordée à la fois comme un enjeu économique, social et climatique. Il s’agit de renforcer les capacités de production tout en permettant aux pays de mieux faire face aux crises susceptibles de perturber les approvisionnements. Une région face aux bouleversements géopolitiques Le sommet intervient enfin dans un environnement international marqué par de profondes recompositions géopolitiques et économiques. Les tensions commerciales, la concurrence autour des ressources stratégiques et l’évolution des chaînes mondiales d’approvisionnement poussent les pays de la SADC à renforcer leur coopération et à rechercher davantage d’autonomie économique. À Durban, l’organisation tente donc de faire avancer plusieurs dossiers simultanément. La crise dans l’est de la RDC demeure l’une des principales préoccupations sécuritaires, mais elle s’inscrit dans une réflexion beaucoup plus large sur l’avenir économique de la région. Industrialiser davantage, transformer les minerais sur place, développer les infrastructures, renforcer l’agriculture et améliorer la résilience face aux crises climatiques : tels sont les grands défis auxquels la SADC entend apporter des réponses. Pour la RDC comme pour les autres États membres, le véritable enjeu sera désormais de transformer les engagements politiques en résultats concrets. Car au-delà des déclarations et des résolutions de sommet, c’est leur mise en œuvre effective qui permettra de mesurer l’efficacité de la présidence sud-africaine de la SADC..⏱ Temps de lecture estimé : 6 minutes
La situation dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) figure parmi les principaux dossiers sécuritaires examinés par les dirigeants. Mais le sommet de Durban ne se limite pas à la crise congolaise. L’industrialisation, les infrastructures, l’agriculture, la sécurité alimentaire et la transformation des ressources minières stratégiques occupent également une place centrale dans les discussions.
Pour Kinshasa, le sommet constitue une nouvelle occasion de mobiliser ses partenaires régionaux autour de la crise qui persiste dans l’est du pays. Les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri demeurent confrontées à une situation sécuritaire fragile, avec de lourdes conséquences pour les populations civiles et des répercussions sur la stabilité des pays voisins.
La question congolaise était déjà au centre des échanges de l’organe de la SADC chargé des questions politiques, de défense et de sécurité, réuni en amont du sommet. L’organisation continue de considérer l’évolution de la situation en RDC comme une préoccupation majeure pour la sécurité régionale.
Pour Kinshasa, l’enjeu est désormais de maintenir la mobilisation collective des États membres et de déterminer quelle réponse régionale peut être apportée à la crise. La RDC souhaite notamment préserver l’engagement de ses partenaires alors que plusieurs initiatives diplomatiques tentent de favoriser une sortie de crise.
Cette situation rappelle également une évidence : sans stabilité sécuritaire, les ambitions économiques de la région risquent de rester largement théoriques. Dans les zones riches en ressources naturelles, sécurité, exploitation minière et développement demeurent étroitement liés.
Au-delà de la sécurité, les ressources naturelles constituent l’un des grands enjeux du sommet. La SADC dispose d’importantes réserves de minerais indispensables aux secteurs de l’énergie, des technologies et de l’industrie. La RDC occupe une place stratégique dans cette équation grâce notamment à ses importantes réserves de cuivre et de cobalt.
Mais les dirigeants régionaux entendent désormais dépasser le modèle fondé sur l’exportation des matières premières brutes.
Le secrétaire exécutif de la SADC, Elias Magosi, a appelé les pays de la région à réduire l’exportation de minerais sous leur forme brute et à renforcer leur transformation sur le continent. L’objectif est double : créer davantage d’emplois et conserver une plus grande part de la valeur ajoutée produite localement.
Cette orientation rejoint le thème du sommet, qui place l’industrialisation au cœur de la stratégie régionale, avec un accent particulier sur les infrastructures, l’agriculture et les minerais critiques.
Pour la RDC, l’enjeu est considérable. Une transformation plus importante de ses ressources minières sur place pourrait permettre au pays de développer son industrie, de créer des emplois et d’accroître les revenus tirés de son potentiel minier.
L’ambition industrielle de la SADC repose également sur le développement des infrastructures. Les dirigeants doivent notamment examiner les moyens d’améliorer les réseaux de transport, les infrastructures énergétiques et les connexions régionales afin de faciliter la circulation des biens et des personnes.
L’objectif est de renforcer les échanges entre les États membres et de favoriser une intégration économique plus poussée.
Cette ambition s’inscrit dans la mise en œuvre de la Vision 2050 de la SADC et de ses programmes régionaux de développement. Mais une question demeure incontournable : celle du financement.
Les projets d’infrastructures nécessitent des investissements considérables. La mobilisation des ressources financières et la mise en place de mécanismes capables de soutenir durablement les projets régionaux constituent donc un autre défi majeur pour l’organisation.
Les questions agricoles et alimentaires occupent également une place importante dans les discussions.
La région australe est régulièrement confrontée à des sécheresses, des inondations et d’autres phénomènes climatiques extrêmes qui fragilisent les productions agricoles et aggravent les difficultés alimentaires de nombreuses populations.
Pour les États membres, renforcer la production agricole et améliorer les mécanismes de prévention et de réponse aux catastrophes constituent donc des priorités.
La sécurité alimentaire est ainsi abordée à la fois comme un enjeu économique, social et climatique. Il s’agit de renforcer les capacités de production tout en permettant aux pays de mieux faire face aux crises susceptibles de perturber les approvisionnements.
Le sommet intervient enfin dans un environnement international marqué par de profondes recompositions géopolitiques et économiques. Les tensions commerciales, la concurrence autour des ressources stratégiques et l’évolution des chaînes mondiales d’approvisionnement poussent les pays de la SADC à renforcer leur coopération et à rechercher davantage d’autonomie économique.
À Durban, l’organisation tente donc de faire avancer plusieurs dossiers simultanément. La crise dans l’est de la RDC demeure l’une des principales préoccupations sécuritaires, mais elle s’inscrit dans une réflexion beaucoup plus large sur l’avenir économique de la région.
Industrialiser davantage, transformer les minerais sur place, développer les infrastructures, renforcer l’agriculture et améliorer la résilience face aux crises climatiques : tels sont les grands défis auxquels la SADC entend apporter des réponses.
Pour la RDC comme pour les autres États membres, le véritable enjeu sera désormais de transformer les engagements politiques en résultats concrets. Car au-delà des déclarations et des résolutions de sommet, c’est leur mise en œuvre effective qui permettra de mesurer l’efficacité de la présidence sud-africaine de la SADC.
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