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Au moins 72 militaires tchadiens blessés ont été évacués vers N'Djamena depuis la reprise des affrontements à Miski, dans la province du Tibesti. Le comité d'autodéfense affirme toujours contrôler la localité et accuse les autorités de violer l'accord de paix signé en 2025. Le gouvernement, de son côté, n'a pas encore réagi officiellement.. La situation sécuritaire reste tendue dans cette région montagneuse et désertique du nord du Tchad, à la frontière avec la Libye et le Niger. Selon l’Agence France-Presse (AFP), le Tibesti demeure régulièrement secoué par des tensions autour de l’exploitation de ses importantes ressources aurifères. Depuis plusieurs décennies, la région attire des milliers d’orpailleurs tchadiens, soudanais et issus d’autres pays africains, ainsi que des acteurs armés en quête de contrôle des sites miniers. Selon une source militaire citée par l’AFP le 28 octobre 2026 sous couvert d’anonymat, « depuis le déclenchement des hostilités, les forces gouvernementales comptent 72 blessés, tous transférés à la garnison de N’Djamena ». Cette source affirme également que les autorités n’ont toujours pas communiqué officiellement sur l’évolution de la situation. Miski toujours aux mains du comité d’autodéfense « La situation à Miski est très tendue depuis la reprise des affrontements », indique Ahmet Molikini, porte-parole du comité d’autodéfense. Selon lui, l’armée tchadienne a subi « d’importantes pertes humaines et matérielles ». Il affirme par ailleurs que la localité demeure sous le contrôle du comité. Située à près de 200 kilomètres de Bardaï, chef-lieu de la province du Tibesti, Miski échappe depuis plusieurs années au contrôle effectif de l’État. Le comité d’autodéfense s’oppose notamment à toute intervention des autorités dans la gestion des ressources minières de la zone. Un accord de paix remis en question Le comité accuse la brigade minière d’avoir repris l’exploitation aurifère et les prélèvements auprès des orpailleurs, en violation de l’accord de paix conclu en 2025 avec les autorités tchadiennes. « Le comité déplore toute perte de vie humaine, quel que soit le camp, et demande la démilitarisation de la zone de Miski ainsi que la reprise du dialogue afin de garantir le respect de l’accord de paix », a déclaré son porte-parole. La semaine dernière, quatre personnes soupçonnées d’avoir participé à l’attaque du 14 octobre ont été interpellées, selon un responsable militaire cité par la télévision nationale. L’accord signé en 2025 prévoit une amnistie générale pour les membres des forces de défense et de sécurité ainsi que pour les membres du comité d’autodéfense impliqués dans les affrontements de 2019 et 2020. Il prévoit également l’annulation de tous les permis d’exploitation minière et la suspension des activités extractives à Miski et dans ses environs, dans l’attente d’études cartographiques. Un premier accord avait déjà été conclu en 2019 entre le comité d’autodéfense et le gouvernement d’Idriss Déby Itno. Celui-ci n’avait cependant jamais été appliqué. La reprise des combats fait désormais peser de sérieuses incertitudes sur l’avenir de l’accord de paix de 2025. Entre les revendications du comité d’autodéfense, les enjeux liés à l’exploitation de l’or et le silence des autorités, la situation demeure particulièrement préoccupante dans le Tibesti. À l’heure où nous mettons sous presse, les affrontements se poursuivent et aucune communication officielle n’a encore été publiée par le gouvernement tchadien..⏱ Temps de lecture estimé : 4 minutes
La situation sécuritaire reste tendue dans cette région montagneuse et désertique du nord du Tchad, à la frontière avec la Libye et le Niger. Selon l’Agence France-Presse (AFP), le Tibesti demeure régulièrement secoué par des tensions autour de l’exploitation de ses importantes ressources aurifères.
Depuis plusieurs décennies, la région attire des milliers d’orpailleurs tchadiens, soudanais et issus d’autres pays africains, ainsi que des acteurs armés en quête de contrôle des sites miniers.
Selon une source militaire citée par l’AFP le 28 octobre 2026 sous couvert d’anonymat, « depuis le déclenchement des hostilités, les forces gouvernementales comptent 72 blessés, tous transférés à la garnison de N’Djamena ». Cette source affirme également que les autorités n’ont toujours pas communiqué officiellement sur l’évolution de la situation.
« La situation à Miski est très tendue depuis la reprise des affrontements », indique Ahmet Molikini, porte-parole du comité d’autodéfense.
Selon lui, l’armée tchadienne a subi « d’importantes pertes humaines et matérielles ». Il affirme par ailleurs que la localité demeure sous le contrôle du comité.
Située à près de 200 kilomètres de Bardaï, chef-lieu de la province du Tibesti, Miski échappe depuis plusieurs années au contrôle effectif de l’État. Le comité d’autodéfense s’oppose notamment à toute intervention des autorités dans la gestion des ressources minières de la zone.
Le comité accuse la brigade minière d’avoir repris l’exploitation aurifère et les prélèvements auprès des orpailleurs, en violation de l’accord de paix conclu en 2025 avec les autorités tchadiennes.
« Le comité déplore toute perte de vie humaine, quel que soit le camp, et demande la démilitarisation de la zone de Miski ainsi que la reprise du dialogue afin de garantir le respect de l’accord de paix », a déclaré son porte-parole.
La semaine dernière, quatre personnes soupçonnées d’avoir participé à l’attaque du 14 octobre ont été interpellées, selon un responsable militaire cité par la télévision nationale.
L’accord signé en 2025 prévoit une amnistie générale pour les membres des forces de défense et de sécurité ainsi que pour les membres du comité d’autodéfense impliqués dans les affrontements de 2019 et 2020. Il prévoit également l’annulation de tous les permis d’exploitation minière et la suspension des activités extractives à Miski et dans ses environs, dans l’attente d’études cartographiques.
Un premier accord avait déjà été conclu en 2019 entre le comité d’autodéfense et le gouvernement d’Idriss Déby Itno. Celui-ci n’avait cependant jamais été appliqué.
La reprise des combats fait désormais peser de sérieuses incertitudes sur l’avenir de l’accord de paix de 2025. Entre les revendications du comité d’autodéfense, les enjeux liés à l’exploitation de l’or et le silence des autorités, la situation demeure particulièrement préoccupante dans le Tibesti.
À l’heure où nous mettons sous presse, les affrontements se poursuivent et aucune communication officielle n’a encore été publiée par le gouvernement tchadien.