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Crise de l’éducation au Sahel : des millions d’enfants privés de rentrée scolaire par la terreur djihadiste

Crise de l’éducation au Sahel : des millions d’enfants privés de rentrée scolaire par la terreur djihadiste. Article écrit par Éric Topona. Publié le 2 octobre 2026à 13h27

⏱ Temps de lecture estimé : 2 minutes

Alors que la rentrée scolaire bat son plein, le Mali, le Burkina Faso et le Niger font face à une crise éducative majeure. Sous la menace constante des attaques djihadistes et de l'insécurité, des milliers d'établissements restent fermés, privant une génération entière de son droit à l'instruction.. Selon les données fournies par le Cluster Éducation, le mécanisme de coordination humanitaire inter-institutions pour le secteur de l’éducation en situation d’urgence, 2 444 écoles demeurent fermées dans plusieurs régions du centre et du nord du Mali. Conséquence directe de cette paralysie : au moins 733 000 élèves risquent d’être privés d’un droit élémentaire : aller à l’école. Les causes recensées par le Cluster Éducation sont multiples et alarmantes. Multiplication des attaques djihadistes ciblant directement les établissements ; Menaces et intimidations répétées contre les enseignants ; Déplacements massifs de populations fuyant les exactions ; Occupation de certaines infrastructures scolaires par des familles réfugiées et déplacées. Burkina Faso et Niger : un système éducatif sous le choc des violences La situation est tout aussi critique chez les voisins membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) : Au Burkina Faso : malgré les réouvertures d’établissements annoncées par les autorités, l’Unicef a récemment rappelé que de nombreuses écoles ont été contraintes de refermer leurs portes en raison de la persistance des violences armées. Au Niger : confronté à une instabilité grandissante dans ses zones frontalières, le pays voit son système éducatif très fortement fragilisé par les vagues de déplacements de populations et les attaques visant les infrastructures scolaires. Une priorité politique confrontée au mur de l’insécurité Plusieurs organisations humanitaires sont unanimes : l’ensemble du Sahel central traverse aujourd’hui l’une des plus graves crises éducatives au monde. Pourtant, dans leurs discours officiels, les régimes militaires actuellement au pouvoir au sein de l’AES affichent l’éducation comme une priorité absolue. Mais sur le terrain, la réalité rattrape les promesses : tant que le défi sécuritaire ne sera pas relevé, des millions d’enfants continueront de voir leur avenir confisqué..

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Alors que la rentrée scolaire bat son plein, le Mali, le Burkina Faso et le Niger font face à une crise éducative majeure. Sous la menace constante des attaques djihadistes et de l’insécurité, des milliers d’établissements restent fermés, privant une génération entière de son droit à l’instruction.

Selon les données fournies par le Cluster Éducation, le mécanisme de coordination humanitaire inter-institutions pour le secteur de l’éducation en situation d’urgence, 2 444 écoles demeurent fermées dans plusieurs régions du centre et du nord du Mali.

Conséquence directe de cette paralysie : au moins 733 000 élèves risquent d’être privés d’un droit élémentaire : aller à l’école.

Les causes recensées par le Cluster Éducation sont multiples et alarmantes.

Multiplication des attaques djihadistes ciblant directement les établissements ;

Menaces et intimidations répétées contre les enseignants ;

Déplacements massifs de populations fuyant les exactions ;

Occupation de certaines infrastructures scolaires par des familles réfugiées et déplacées.

Burkina Faso et Niger : un système éducatif sous le choc des violences

La situation est tout aussi critique chez les voisins membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) :

Au Burkina Faso : malgré les réouvertures d’établissements annoncées par les autorités, l’Unicef a récemment rappelé que de nombreuses écoles ont été contraintes de refermer leurs portes en raison de la persistance des violences armées.

Au Niger : confronté à une instabilité grandissante dans ses zones frontalières, le pays voit son système éducatif très fortement fragilisé par les vagues de déplacements de populations et les attaques visant les infrastructures scolaires.

Une priorité politique confrontée au mur de l’insécurité

Plusieurs organisations humanitaires sont unanimes : l’ensemble du Sahel central traverse aujourd’hui l’une des plus graves crises éducatives au monde.

Pourtant, dans leurs discours officiels, les régimes militaires actuellement au pouvoir au sein de l’AES affichent l’éducation comme une priorité absolue. Mais sur le terrain, la réalité rattrape les promesses : tant que le défi sécuritaire ne sera pas relevé, des millions d’enfants continueront de voir leur avenir confisqué.

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