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​Bénin : face à la menace jihadiste, des écoles du Nord déplacées vers des zones plus sûres

​Bénin : face à la menace jihadiste, des écoles du Nord déplacées vers des zones plus sûres. Article écrit par Éric Topona. Publié le 15 septembre 2026à 11h14

⏱ Temps de lecture estimé : 2 minutes

Bientôt la rentrée scolaire 2026-2027, le gouvernement béninois prend des mesures exceptionnelles pour protéger les élèves et le personnel éducatif dans les zones les plus exposées aux risques sécuritaires. Certains établissements scolaires du nord du pays sont temporairement relocalisés vers des sites jugés plus sûrs.. L’objectif affiché par les autorités est double : assurer la sécurité des élèves et des enseignants tout en garantissant la continuité de l’éducation dans les régions confrontées à la menace des groupes djihadistes actifs dans les zones frontalières. « Il s’agit de protéger les enfants et d’éviter d’exposer les populations, notamment les élèves et leurs enseignants », a expliqué Wilfried Houngbédji, porte-parole du gouvernement béninois. Cette mesure n’est pas une première. Des dispositifs similaires avaient déjà été mis en œuvre lors de précédentes rentrées scolaires dans les secteurs considérés comme les plus vulnérables. Les autorités n’ont toutefois pas communiqué le nombre exact d’établissements concernés, ni celui des élèves et enseignants déplacés. Elles indiquent néanmoins que le dispositif concerne des localités réparties dans une dizaine de communes situées à proximité des frontières avec le Niger, le Nigeria et le Burkina Faso. Parmi les zones particulièrement surveillées figure Karimama, dans le Nord-Est du pays, à proximité du Niger. La localité de Kofounou y a notamment été frappée le 5 mars 2026 par une attaque qui a coûté la vie à au moins 15 soldats béninois. Dans le Nord-Ouest, la commune de Matéri reste également sous forte surveillance, notamment depuis les attaques enregistrées à Dassari en 2022. En relocalisant temporairement certaines écoles, le gouvernement béninois entend donc éviter que les salles de classe ne deviennent des zones d’exposition au danger. Une décision qui illustre surtout le difficile équilibre entre impératif sécuritaire et droit à l’éducation dans un Nord du Bénin de plus en plus confronté à la menace armée..

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Bientôt la rentrée scolaire 2026-2027, le gouvernement béninois prend des mesures exceptionnelles pour protéger les élèves et le personnel éducatif dans les zones les plus exposées aux risques sécuritaires. Certains établissements scolaires du nord du pays sont temporairement relocalisés vers des sites jugés plus sûrs.

L’objectif affiché par les autorités est double : assurer la sécurité des élèves et des enseignants tout en garantissant la continuité de l’éducation dans les régions confrontées à la menace des groupes djihadistes actifs dans les zones frontalières.

« Il s’agit de protéger les enfants et d’éviter d’exposer les populations, notamment les élèves et leurs enseignants », a expliqué Wilfried Houngbédji, porte-parole du gouvernement béninois.

Cette mesure n’est pas une première. Des dispositifs similaires avaient déjà été mis en œuvre lors de précédentes rentrées scolaires dans les secteurs considérés comme les plus vulnérables.

Les autorités n’ont toutefois pas communiqué le nombre exact d’établissements concernés, ni celui des élèves et enseignants déplacés. Elles indiquent néanmoins que le dispositif concerne des localités réparties dans une dizaine de communes situées à proximité des frontières avec le Niger, le Nigeria et le Burkina Faso.

Parmi les zones particulièrement surveillées figure Karimama, dans le Nord-Est du pays, à proximité du Niger. La localité de Kofounou y a notamment été frappée le 5 mars 2026 par une attaque qui a coûté la vie à au moins 15 soldats béninois. Dans le Nord-Ouest, la commune de Matéri reste également sous forte surveillance, notamment depuis les attaques enregistrées à Dassari en 2022.

En relocalisant temporairement certaines écoles, le gouvernement béninois entend donc éviter que les salles de classe ne deviennent des zones d’exposition au danger. Une décision qui illustre surtout le difficile équilibre entre impératif sécuritaire et droit à l’éducation dans un Nord du Bénin de plus en plus confronté à la menace armée.

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