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L’université Marien Ngouabi, temple du savoir et matrice des élites congolaises, demeure plongée dans une zone de turbulences sociales dont l’issue reste incertaine. André Lounda et Éric Doumangoyi. La séance de travail tenue ce lundi 5 janvier 2026 à 12 heures, au ministère de l’Enseignement supérieur, entre madame la ministre et le collège intersyndical de l’université Marien Ngouabi, n’aura pas suffi à dissiper les nuages qui s’amoncellent depuis des semaines au-dessus de l’institution. Autour de la table, les sujets abordés étaient pourtant au cœur du malaise universitaire : revendications salariales persistantes, conditions de travail jugées indignes, précarité du personnel administratif et technique, sans oublier une situation académique fragilisée, où étudiants et enseignants avancent à tâtons, suspendus aux décisions politiques. Pas d’accord Pourtant, à l’issue de cette rencontre très attendue, aucun accord concret n’a été arraché. Les positions sont restées figées, les promesses insuffisantes et les réponses gouvernementales perçues comme trop timides face à l’ampleur de la crise. Résultat : le mouvement de grève est maintenu jusqu’à nouvel ordre. Lancée le 17 novembre dernier, la grève du collège intersyndical des travailleurs de l’université Marien Ngouabi s’inscrit désormais dans la durée. Elle révèle un malaise plus profond : celui d’une université publique en quête de reconnaissance, de respect et de moyens à la hauteur de sa mission nationale. Pendant que les discussions se poursuivent dans les couloirs ministériels, les amphithéâtres restent silencieux, les calendriers académiques se disloquent et des milliers d’étudiants voient leur avenir suspendu à un dialogue social qui peine à produire des actes. À l’université Marien Ngouabi, le temps n’est plus seulement à la négociation, mais à l’urgence politique. Car, au-delà des revendications corporatistes, c’est l’avenir de l’enseignement supérieur congolais qui se joue, entre promesses ajournées et espoirs différés..⏱ Temps de lecture estimé : 2 minutes
La séance de travail tenue ce lundi 5 janvier 2026 à 12 heures, au ministère de l’Enseignement supérieur, entre madame la ministre et le collège intersyndical de l’université Marien Ngouabi, n’aura pas suffi à dissiper les nuages qui s’amoncellent depuis des semaines au-dessus de l’institution.
Autour de la table, les sujets abordés étaient pourtant au cœur du malaise universitaire : revendications salariales persistantes, conditions de travail jugées indignes, précarité du personnel administratif et technique, sans oublier une situation académique fragilisée, où étudiants et enseignants avancent à tâtons, suspendus aux décisions politiques.
Pourtant, à l’issue de cette rencontre très attendue, aucun accord concret n’a été arraché. Les positions sont restées figées, les promesses insuffisantes et les réponses gouvernementales perçues comme trop timides face à l’ampleur de la crise. Résultat : le mouvement de grève est maintenu jusqu’à nouvel ordre.
Lancée le 17 novembre dernier, la grève du collège intersyndical des travailleurs de l’université Marien Ngouabi s’inscrit désormais dans la durée. Elle révèle un malaise plus profond : celui d’une université publique en quête de reconnaissance, de respect et de moyens à la hauteur de sa mission nationale.
Pendant que les discussions se poursuivent dans les couloirs ministériels, les amphithéâtres restent silencieux, les calendriers académiques se disloquent et des milliers d’étudiants voient leur avenir suspendu à un dialogue social qui peine à produire des actes.
À l’université Marien Ngouabi, le temps n’est plus seulement à la négociation, mais à l’urgence politique. Car, au-delà des revendications corporatistes, c’est l’avenir de l’enseignement supérieur congolais qui se joue, entre promesses ajournées et espoirs différés.
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